Chantier de Richard Bachman alias Stephen King

Son usine et le pavillon de banlieue qui a vu naître et mourir son fils vont être rayés de la carte. Bart Dawes fera face, seul, à l’irrésistible marche du « progrès » qui menace d’engloutir sa vie. Au fil de quelques semaines de révolte, ce brave cadre moyen perdra sa femme, se liera avec un mafioso philosophe et gourmet, avec une routarde désaxée et un prêtre des rues anarchiste. Il découvrira l’action, le risque, l’inconnu… jusqu’à l’Apocalypse finale.

Un roman peu connu

Chantier est le troisième roman de Stephen King à paraître sous le pseudonyme de Richard Bachman, en 1981. Cependant, Chantier aurait été écrit en 1974 – 1975, entre Blaze et Salem. Ce roman est une des oeuvres les plus atypiques de Stephen King. Le considérant, dans un premier temps, comme l’un de ses romans les moins aboutis de sa carrière. Il change d’avis quelque années plus tard en le considérant comme le meilleur de ses romans de jeunesse et de ses romans sous le pseudonyme de Bachman.
Cette considération pour Chantier est loin d’être fausse. Écrit durant le choc pétrolier, Chantier est un roman fort, sombre et tragique. Bien loin de l’horreur auquel nous sommes habitués.

Un personnage qui poursuit une obsession

Comme à son habitude, le King nous dévoile un personnage tourmenté par quelque chose. Bart Dawes cherche une réponse à tout ce qui a contribué à faire partir sa vie en morceau. Chantier est un roman noir qui se passe quasi exclusivement dans la tête de Bart. On assiste de façon impuissante à la lente dégradation mentale et sociale de ce personnage. Bart est prêt à tout pour résister face au progrès, un progrès qui ne peut reculer. Il plonge dans une forte paranoïa, violence et folie, qui lui fera perdre tout ce qu’il a. Bart le dit lui même, il a un « cancer de l’âme » et ce cancer le pousse à combattre le système qui lui fait tant de mal.
Stephen King offre un final attendu mais tellement tragique qui nous laisse en pleine réflexion. En effet, aucun de nous n’est à l’abri de vivre la même chose.

Une adaptation au cinéma ?

Aucun projet n’est en cours ou même en discussion, mais en refermant ce roman je n’ai eu que cette idée en tête. C’est un roman tellement noir et sans espoir qu’il pourrait être parfait pour le cinéma. Il suffirait d’actualiser un peu plus le contexte et cette lutte contre le progrès pourrait être magnifique. Chantier est un roman social qui mériterait un peu plus d’être connu dans la bibliographie du King. À lire sans hésiter. 

 

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Sandy dit :

    Je n’avais jamais entendu parler de ce roman de Stephen King (bon en même temps, vu sa bibliographie, je pense qu’il y a un tas de ses romans qui sont dans le même cas!) et ta chronique m’intrigue ^^
    Je suis tellement fan de sa manière de rendre un personnage si complexe et si vivant ! Je l’admire pour ça, et si un jour j’arrive à écrire un roman, j’espère que mes personnages auront 1/10 de la complexité des siens

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    1. tomabooks dit :

      Je ne l’avais vu passer que quelque fois mais les écrits sous le pseudonyme de Bachman ont eu un peu moins d’impact.
      Ce personnage est assez perturbé, complexe. à la limite de la folie. Mais on arrive pleinement à s’identifier à lui et à ce combat.
      Je trouve, tout comme toi, que c’est la véritable force de King. Offrir des personnages complexes, profonds et vivants.
      J’espère pour toi que tu arriveras à offrir plus d’1/10 à tes lecteurs 🙂

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