Atomic blonde de David Leitch

Bonjour à tous,

On vient aujourd’hui vous parler du film Atomic Blonde de David Leitch sorti mercredi dernier, avec James McAvoy et Charlize Theron en têtes d’affiche. A priori, Thomas et moi ne sommes pas trop friands de ce genre de film d’action et d’espionnage, à la manière d’un James Bond au féminin. Mais pour ma part, je dois avouer que le bande annonce claque ! Déjà, j’adore la ville de Berlin, et la période de la guerre froide et du mur est une de mes préférées (je sais, c’est bizarrement dit). Et puis, ajouté à cela la bonne vieille musique des années 80 d’Eurythmics avec Sweet Dreams et je suis conquise ! On a donc décidé de laisser une chance à ce film, et on vous propose de fait notre avis. Bonne lecture.

L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Atomic Blonde : un beau travail sur la lumière et le contexte

Atomic Blonde se démarque des autres films d’espionnage grâce à son contexte social et culturel. Bienvenue en 1989, quelques jours avant la chute du mur de Berlin. Nous avons donc quelques vues de la cité berlinoise et notamment la différence entre les deux côtés. À l’ouest, nous avons le droit à des clubs colorés, des néons et des voitures luxueuses, tandis qu’à l’est nous pouvons voir le côté clandestin des soirées, la contrebande, la contre culture, la pauvreté et la dureté militaire.
Cependant, si vous voulez en voir plus et bien ce n’est pas avec Atomic Blonde que vous serez comblés car à part quelques scènes dans les cours intérieures des habitations berlinoises vous n’aurez rien d’autres.

Berlin wall.jpg

L’équipe a très bien géré au niveau des couleurs et des lumières. Atomic Blonde alterne entre une couleur terne, assez froide que nous retrouvons dans les films d’époque et d’espionnage, puis nous avons des scènes avec des lumières fluos, typiques des années 80.  La scène que Thomas retient, c’est cette scène de combat se passant dans un cinéma du bloc de l’est. En effet, le travail de la lumière est parfaite sur cette scène puisque deux personnages se battent derrière un écran de cinéma durant une séance, nous avons alors un travail important sur les ombres donnant de la puissance à cette scène.
Un autre point important pour le contexte, c’est l’utilisation des musiques, qui m’a pour ma part relativement surprise. On est très loin du morceau d’Eurythmics de la bande annonce. Ici, beaucoup de morceaux sont en allemands, reprenant certaines influences de la création artistique de l’époque, ce qui reste rare malgré tout dans ce genre de film.

Girl power.jpg

Un sérieux manque de rythme pour un scénario basique

Ce qui nous a marqué durant cette séance, c’est le manque de rythme dans ce film. Le réalisateur David Leitch alterne des scènes de dialogues et une scène de baston des plus ennuyeuse et des plus longues. De plus, le film fonctionne entièrement en flash-back, ce qui accentue, et est sans doute la cause même de ce manque de rythme. On peut tout de même saluer le travail technique derrière quelques scènes de combat qui sont relativement bien filmées et plus dynamique, mais où les combats manquent néanmoins de crédibilité, ce qui est aussi bien trop souvent l’écueil des films d’action, qui personnellement me bloque véritablement.
Nous avons eu l’impression que le film alternait entre des scènes tirées d’un clip musical et des scènes d’actions ce qui empêche malheureusement de donner du rythme au film. Nous nous sommes vraiment ennuyé durant notre visionnage (je crois même avoir roupillé pendant quelques minutes c’est pour dire).

Bad ass

Le scénario n’y est pas pour rien non plus car le récit offre des twists compréhensibles dès le début du film donc ils ne nous ont pas chamboulé plus que ça. Nous avons affaire à un film d’espionnage déjà vu mais offrant tout de même un bon film d’action pour l’été.
Les personnages sont caricaturaux, comme celui que James McAvoy joue. C’est typiquement le personnage borderline dont on ne sait pas dans quel camp il se trouve, et nous avons trouvé son personnage lourd. Charlize Theron quant à elle joue une espionne glaçon dont rien ne ressort. C’est une machine qui ne transmet que peu d’expressions, difficile donc de ressentir quelque chose pour elle. Le seul personnage qui m’a un peu emballé est celui joué par Bill Skarsgard, qui bien que très secondaire apporte un peu de fraîcheur à l’histoire.  Si à cela on ajoute une « révélation » finale des moins surprenante, ça n’en fait donc pas un grand film, qui sera très vite oublié.

Atomic Blonde (2017)

En bref, un contexte qui malgré quelques efforts reste peu convaincant, mais un film qui a surtout un gros problème de scénario. La bande-annonce m’a bien plus convaincue et je regrette de ne pas y avoir retrouvé véritablement les éléments qui m’avaient séduite.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Aurore dit :

    J’ai hésité à aller le voir la semaine dernière alors qu’il n’y avait pas grand chose au cinéma, mais cette semaine je pense que je ne prendrai pas le temps de le voir !

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    1. bbunnyhero dit :

      J’espère qu’il te plaira plus qu’à nous ! N’hésite pas à revenir nous dire ce que tu en as pensé 🙂

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