Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Bonjour à tous,

C’est avec un nouvel article littérature que l’on se retrouve aujourd’hui. Je suis un grand amateur de récit de guerre, mais surtout de la période de la seconde guerre mondiale. « J’aime » la totalité de ses aspects (politique, économique, social, etc), mais je ne m’étais jamais vraiment penché sur cette période dans la littérature, à part peut-être pour Le journal d’Anne Frank.
Je connaissais l’histoire du Pianiste par le biais de l’adaptation cinématographie de Roman Polanski. Je savais donc dès le commencement, que ce roman allait être difficile, poignant et révoltant.

Septembre 1939. Alors que Varsovie est écrasée sous les bombes allemandes, les accords du Nocturne en ut dièse mineur de Chopin s’élèvent à la radio nationale. L’interprète s’appelle Wladyslaw Szpilman. Il est juif. Pour lui, c’est une longue nuit qui commence…
Une longue nuit dont l’issue aurait pu être la mort, sans un officier allemand, Wilm Hosenfeld – le plus improbable des sauveteurs. Hanté par l’atrocité des crimes nazis, il va protéger et sauver le pianiste

L’horreur s’intègre au quotidien

Le pianiste dispose d’un style à la fois simple et percutant. Wladyslaw Szpilman est un musicien de nationalité polonaise qui a vécu et écrit ce roman juste après la fin de la guerre. Cet homme retrace donc sa vie avant, pendant et après l’invasion allemande, la création du ghetto de Varsovie.
La force de ce récit réside dans la façon dont est conté cette histoire. Wladyslaw Szpilman écrit sobrement sur sa vie, presque avec détachement. Les chapitres sont assez courts et nous montre, dans un premier temps, la vie quotidienne de cet homme, de son quartier et de sa ville. Même si nous connaissons l’Histoire, nous sommes pris par ce récit et par cette vie quotidienne qui se voit, petit à petit, troublé par l’arrivée des Allemands.
Cette invasion est, dans un premier temps, montré de façon simple. Elle vient s’implanter à la vie quotidienne comme une banalité à chaque fin de chapitre. Si bien que l’horreur monte d’un cran à chaque fois, sans que l’on ait l’impression que quelque chose ne va pas. Puis, l’horreur arrive vraiment quand l’auteur doit errer de cachette en cachette, survivre dans cette capitale dévasté, ainsi que dans le ghetto.

Wladyslaw Szpilman humaniste

Le Pianiste n’est pas un roman écrit par un écrivain. C’est un récit écrit par un homme encore bouleversé par ce qu’il a vécu. Un homme qui n’a pas su mettre les mots justes à chaque phrase, un homme qui a voulu rendre hommage à toutes les personnes qui l’ont aidé durant cette sombre période et notamment pour cet officier allemand. Wladyslaw Szpilman est un homme sans véritable rancœur et cela se sent tout au long de ce récit.
Wladyslaw Szpilman était tellement un humaniste que sa seule volonté lors de ces événements était de rester soudé avec ses amis et sa famille. Il n’a pas l’envie de survivre au début et c’est donc pour cela qu’il suit sa famille dans le wagon les emmenant au camp de Treblinka. C’est après que sa volonté de survie va se réveiller et va lui faire traverser de nombreuses horreurs.

C’est en cela que Le Pianiste est un récit incontournable que chacun doit lire. Il faut noter que ce récit a été censuré et qu’il n’a été rétablie qu’en 1998, par l’initiative du fils de cet homme. En effet, le régime communiste russe ne pouvait admettre qu’un officier allemand soit bon et soit un sauveur, surtout après l’horreur de l’Holocauste. Il était également inenvisageable de présenter des Polonais comme collaborateurs du régime Nazi ayant participé à cette rafle. Cette censure est seulement le constat de frilosité des autorités à parler de cette époque et de l’horreur de l’Holocauste. Je vous invite à aller lire notre article sur l’exposition de la Shoah dans la BD ou même à vous procurer le catalogue d’exposition, car il relate parfaitement ce soucis de non dit et de peur. Ce thème est encore aujourd’hui un sujet sensible, mais que l’on doit aborder avec les futures générations.

Vous l’aurez compris, Le Pianiste de Wladyslaw Szpilman est un immanquable de la littérature. Cet homme raconte de façon juste le calvaire qu’il a vécu et rend hommage à toutes les personnes l’ayant aidé durant cette période. Le récit est prenant, poignant et l’intensité dramatique est forte.

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. auroreinparis dit :

    Super article ! Bonne idée de mettre ce livre à l’honneur. Je chronique peu mes lectures mais j’avais aussi ressenti le besoin d’écrire sur celui-ci. C’est un témoignage sublime d’une époque mais aussi de l’humanité au cœur de l’horreur.

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    1. tomabooks dit :

      Merci beaucoup, ce commentaire me touche beaucoup.
      Tu as tout à fait raison. Il est important de mettre en lumière ce genre de récit, surtout avec tout ce qu’il se passe depuis quelques années…

      Aimé par 1 personne

  2. pepparshoes dit :

    Il est dans ma PAL depuis très longtemps, et je dois dire que tu m’as donné envie de le lire.

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    1. tomabooks dit :

      Je suis heureux de lire ça ! cela montre que j’ai réussi mon article 🙂
      J’espère que tu seras également touchée par ce récit

      Aimé par 1 personne

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