Les cinq romans de Stephen King qui ont marqué ma vie

Bonjour à toutes et à tous,

Je reviens vers vous avec une nouvelle sélection et un nouveau TOP 5. Aujourd’hui, c’est Stephen King et ses romans qui seront à l’honneur. J’étais revenu, il y a quelques mois, sur les bonnes adaptations de ses oeuvres au cinéma. Il est donc temps pour moi de vous parler de ses romans et de l’impact qu’ils ont eu sur ma vie de lecteur.
Vous le savez sans doute, mais Stephen King est mon auteur favori. Bien que je n’ai pas encore pu lire la totalité de ses romans, j’ai pu tout de même parcourir un long éventail de ses récits et j’ai pu remarquer une certaine évolution dans son style, ses influences et ses peurs. Stephen King est, pour moi, le meilleur conteur et son succès est amplement mérité. Pourtant, l’auteur a longtemps été classé dans la sous-littérature par mon esprit obtus, jusqu’à ma réelle découverte avec Le Dôme. Depuis, il ne se passe pas un seul mois de ma vie sans qu’un roman de Stephen King atterrisse dans mes mains.
J’ai pu alors découvrir un monde unique où l’auteur nous parle de son enfance, de l’enfance, des conflits intérieurs, du passage à l’âge adulte, le tout avec une pointe d’horreur ou de fantastique. Cependant, Stephen King ne fait pas que de l’horreur et prouve que ses récits sont bien plus profonds que cela. Stephen King propose une plongée dans l’horreur de l’Amérique, l’horreur quotidienne et se dirige parfois vers un monde dystopique. Quoi qu’il fasse, Stephen King ne m’a encore jamais vraiment déçu.

Simetierre (1983)

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Je suis tombé sur ce roman au hasard d’une petite brocante de village. Je ne connaissais pas ce titre et ce fut la première vraie claque que l’auteur m’a mise. Simetierre avait tout pour me plaire, puisque le lieu de l’intrigue me faisait penser à l’appartement de mon enfance, qui était situé lui aussi à côté d’un cimetière. Cette oeuvre de Stephen King est l’une des plus sinistres et des plus tristes que j’ai pu lire. Stephen King prend le temps de développer son histoire, ses personnages et son ambiance, au point où l’on s’attache et où l’on s’identifie pleinement à cette famille. L’horreur vient s’immiscer par petite pointe, mais elle est suffisante pour nous mettre mal à l’aise. Stephen King nous laisse des indices sur le drame qui va se jouer et nous n’avons vraiment pas hâte d’y arriver. Puis, tout bascule et l’histoire devient horrible, oppressante, sinistre. Stephen King nous emporte dans un tourbillon d’horreur, mais également de réflexion, jusqu’aux dernières lignes qui m’ont incroyablement touché. Je pense que vous avez du tous terminer cette histoire avec les mêmes questionnements que moi et pour ceux qui ne l’ont pas lu vous allez avoir des questions identiques en tête. Honnêtement, qu’auriez-vous fait à la place de cet homme ? Cette question me hante encore…

Ça (1986)

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Bon, je ne vais pas trop m’étendre sur cette histoire, puisque je pense que vous devez tous la connaître, que ce soit au travers du roman, du téléfilm ou encore de l’adaptation cinématographie.
Stephen King m’a toujours plus impressionné dans ses romans fleuves, car il a le temps d’y développer une ville entière, une ambiance bien particulière et des personnages assez hauts en couleur. Pour moi, Ça est, au même titre que La Tour Sombre, la pierre angulaire de son travail, de son monde. Pour ceux qui ne connaissent pas réellement l’oeuvre de cet homme, sachez que toutes ses histoires sont reliées entre elles. Pourquoi celle-ci serait au centre de tout ? Déjà, nous retrouvons souvent la ville de Derry, située dans le Maine dans les histoires de Stephen King. De plus, un petit détail se trouve dans chaque livre, le terme « ça » est en italique, comme si cette histoire hantée chaque autre. Comme si l’ombre de Pennywise s’insinuer partout.
Ça est l’une des plus grandes histoires de Stephen King. Il évoque ses peurs les plus profondes, développe la plus belle histoire d’amitié et d’enfants, mais il a également créé le méchant ultime. Celui qui terrorise, celui qui s’invite dans vos cauchemars, celui qui vous observe, même quand vous refermez le livre.
Je me souviens avoir lu ce roman fleuve lors d’un été très chaud et je fus transporter immédiatement dans cette histoire. J’ai senti la moiteur des marécages et celle des égouts.

Le fléau (1978 – 1990)

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C’est, sans aucun doute, le roman fleuve le moins abordable de la bibliographie du maître de l’horreur, car il y aborde des thèmes religieux qui pourront sembler un peu lourd par moment. L’histoire est pourtant dense et intéressant d’un point de vue sociologique. Stephen King s’amuse à détruire l’humanité avec l’aide un virus extrêmement mortel. Suite à cette extinction, l’auteur nous invite à suivre des individus qui vont devoir survivre dans cette terre désolée. Vous vous en doutez, mais Stephen King va prendre son temps, peut-être un peu trop parfois, pour développer son univers et ses personnages. Très vite, deux clans vont se former et la lutte entre le bien et le mal va s’enclencher. Malgré quelques faiblesses de rythme, Le Fléau m’a tenu jusqu’à la dernière ligne. Je me suis intéressé à cette reconstruction de la société, à cette lutte entre le bien et le mal et j’ai pris plaisir à retrouver quelques éléments connus des autres histoires. Tout comme pour Pennywise, Stephen King y développe un méchant des plus crédibles et des plus horribles. De plus, l’auteur nous montre les dérives de certaines formes de politiques et tout cela de façon intelligente.
Mais, c’est surtout l’univers de cette histoire qui m’a plongé corps et âme dans cette intrigue. Ce monde qui a été ravagé par ce virus m’a énormément fait penser au jeu vidéo Fallout New Vegas.
Si vous aimez les romans sociologiques, l’univers de Fallout New Vegas et que vous n’avez pas peur des gros pavés, Le Fléau est vraiment fait pour vous.

Misery (1987)

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Avec Shining et Ça, Misery fait parti du trio le plus connu de Stephen King et c’est tout à fait compréhensible. Pour une fois, aucune trace de surnaturel et de fantastique, mais ce n’est pas pour autant que l’horreur est absente, bien au contraire… Elle est même plus sournoise que dans les autres oeuvres de l’auteur. Ici, Stephen King évoque une peur qui doit être présente chez toutes les stars de ce monde. Celle du fan hystérique prêt à tout pour obtenir quelque chose de son idole. Ce n’est pas Stephen King qui en fait les frais, mais bel et bien un alter ego, un romancier qui en a marre de son personnage à succès et qui rêve d’écrire des histoires bien plus profonde. L’auteur va faire quelque chose de radical et faire mourir son personnage principal. Cependant, le destin va mettre le romancier sur les traces d’une fan qui n’est pas encore au courant de cette triste disparition. Tout va basculer et l’auteur va vivre un enfer avec Annie Wilkes.
Stephen King nous entraîne dans cette descente en enfer où le danger est toujours tapis dans l’ombre. Nous ne savons jamais sur quel pied danser avec son antagoniste, car elle se peut se révéler très douce et partir dans un accès de folie dans la seconde qui suit. Nous sommes dans la même incompréhension que son alter ego et nous ne ressentons aucune empathie pour cette fan.
C’est ce questionnement sur la réussite, la reconnaissance et les fans qui m’a mis sur le cul. Stephen King réussit à nous transmettre une de ses peurs de façon magistrale et nous montre que l’horreur est bel et bien présente dans la réalité. Nous n’avons pas besoin d’un monstre comme Pennywise pour torturer un homme. Une scène me reste encore en tête… Celle où Annie Wilkes débarque avec une hache.

Running Man (1982)

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Je vais peut-être en choquer plus d’un, mais oui, Running Man est un petit bijou beaucoup trop sous estimé par certains fans. Tout comme son alter ego, Paul Sheldon (Misery), Stephen King a besoin d’écrire autre chose, il a besoin de respirer. Pour ne pas s’attirer les foudres des fans hardcore, Stephen king décide d’écrire sous un nom d’emprunt, Richard Bachman. Avec ce nom, Stephen King va réussir à sortir 7 romans, avant que son secret soit découvert par des fans. L’écriture et le style reste le même, mais l’auteur encre ses histoires dans notre réalité et se lance, parfois, dans la dystopie (Marche ou crève et Running Man en sont les deux exemples).
Stephen King nous plonge aux USA, en 2025. Une dictature est en place, un clivage important existe entre les riches et les pauvres, un jeu télévisé fait fureur dans lequel les participants sont traqués à travers tout le pays. Notre héros va décider d’y participer, afin de sauver sa petite fille qui est gravement malade.
Construit comme un compte à rebours, Running Man nous entraîne dans une course folle où le monde entier part à la dérive. En effet, tous les citoyens vont traquer Ben Richards, afin de le tuer. Cette structure nous attire vers l’avant, nous pousse à dévorer les pages, ainsi qu’à suivre les aventures de Ben à toute vitesse. Ce livre vous happe de la première à la dernière ligne tout en vous donnant la chair de poule. Le sujet est des plus actuelles, puisqu’il suffit de voir la prolifération des jeux télévisés et la montée en puissance des extrêmes. On ne peut pas affirmer qu’une telle situation puisse exister un jour, mais je me dis que si les gladiateurs ont existé, tout peut arriver… Cette fois, c’est avec un objet qui suit notre quotidien que Stephen King réussit à nous faire peur, tout en nous faisant réfléchir sur notre société.

 

Voilà, le TOP 5 de mars est terminé. J’espère que j’ai pu vous transmettre toute ma passion pour cet auteur à travers cette sélection et que vous êtes d’accord sur mes choix. J’espère également que toutes les personnes qui ont peur de lire Stephen King, vont découvrir un auteur aux multiples facettes. Ne pensez pas que cet écrivain n’écrit que des histoires horrifiques, bien au contraire. Il y en a pour tout le monde et chacune de ses histoires renferment un joyau, je pense notamment à Rose Madder ou encore à Dolores Claiborne.

 

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur Stephen King et son actualité, je vous invite à vous rendre sur le Club Stephen King.

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29 commentaires sur « Les cinq romans de Stephen King qui ont marqué ma vie »

  1. Bonjour,
    Pour ma part on m’a promis le dernier Stephen King/ Owen King en remerciement de service rendu. J’espère que la promesse sera tenu cette fois (on m’a déjà promis tellement de chose et ou j’ai rien vu venir) 🙂

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      1. Salut, t bien ça y est je l’ai eu !!! Mon collègue a tenu promesse et me l’a offert. Quelle joie !!! hâte de finir mon livre actuel pour dévorer ce nouvel opus de la famille King 😉

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      2. Mais quel collègue ! C’est vraiment sympathique de sa part quand même 🙂
        Il me donne tellement envie, mais il faut savoir être raisonnable, surtout quand une vingtaine de King attende d’être lu dans la bibliothèque…J’attends ton avis dans ce cas là 🙂

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  2. Excellent de se replonger dans ces vieux et efficaces classiques ! ^^ Personnellement, j’adore Minuit I et II du grand maître de l’horreur. Quel génie ce gars ! Merci pour ton article, j’ai envie de les relire du coup !

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    1. Oui ça fait du bien et Stephen King réunit toujours autant de lecteurs autour de lui !
      Ces deux livres m’attendent bien sagement dans ma bibliothèque 😀.
      Merci à toi pour ton retour, ça fait plaisir 🙂

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  3. Je connais bien les œuvres de King surtout les adaptations (Carrie / Shining / Ça /La ligne verte / dead zone) mais j’ai lu qu’un livre de lui : Running Man ! J’avais bien aimé dans l’ensemble mais le début avait été trop lent et long pour moi ! Le style était fluide et intéressant et j’ai trouvé le personnage de Ben très bien développé ! King m’avait scotché avec la fin ! J’avais kiffé ! 😉 Par contre, j’ai plein de livres de lui dans ma PAL ! OUPS !

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    1. Mais qu’attends tu pour en lire plus ? 😀
      Au moins, tu as vu de très bonnes adaptations et c’est déjà bien 🙂
      C’est assez rare de commencer par Running Man et je trouve ça super, car il est pas assez reconnu à mon goût. Je ne sais pas si ça va te faire peur, mais nombreux sont les livres de King a être assez lent au début, justement pour mettre en place son décor, son ambiance et ses personnages 🙂

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  4. J’ai beaucoup aimé plusieurs de ses romans, mais ceux qui ont réussi à me marquer à vie sont:
    – Le talisman (premier volet)
    – Rose Madder
    – Shining
    – Misery
    – Charlie (mon premier roman de Stephen King).
    Mais j’avais déjà découvert l’univers de cet auteur grâce à ma mère et un de ses films préférés, « Carrie » . J’ai grandi entourée des récits de King 😊.

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    1. C’est bien de grandir autour de King ! J’y suis passé seul, enfin après avoir vu certaines adaptations.
      Dans top 5, je n’ai pas lu le talisman (qui me tente pas encore beaucoup) et Charlie (que je pense lire rapidement) 😀

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  5. J’ai tenté un jour Stephen King avec Simetierre justement, je ne l’ai jamais finit, je l’ai trouvé très déprimant mais pas vraiment flippant (bon j’avoue que je sentais mon chat parfois histoire qu’il sente bien le vrai chat haha).

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  6. Coucou super article 🙂 Je suis aussi tombée petite dans les romans de Stephen King (je les piquais dans la bibliothèque de mon grand frère) c’est comme ça que j’ai lu Simetierre à 12 ans et clairement ça marque. Je me souviens avoir été pétrifiée dans mon lit lors du passage avec l’indien. Ca je l’ai relu il y a peu de temps avant la sortie du film et je me suis repris une grosse claque c’est vraiment l’histoire de toute une génération, on s’attache tellement aux personnages. J’ajouterai aussi les Tommyknockers à la liste et Dôme qui est un très bon roman (on ne parlera pas de la catastrophe télévisuelle qui en a découlé !). Il y en aurait tellement d’autres, Carrie, La petite fille qui aimait Tom Gordon, Running Man, Shining… Merci Monsieur King 🙂

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  7. J’ai lu une dizaine de ses livres et pourtant aucun de ceux-là ! ^^ Le nouveau coffret de Ça m’attend sagement dans ma bibliothèque et après avoir vu la nouvelle adaptation au ciné, j’ai vraiment très envie de découvrir les deux tomes. Je pense les lire aussi pendant l’été. Simetierre et Le Fléau sont aussi les livres de King qui me font le plus envie en ce moment. Ils ont l’air extrêmement marquants.

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    1. Je ne peux que te conseiller de dévorer ça durant l’été. l’ambiance lourde est propice à ce livre 🙂 Tu me donnes envie des les relire pour le coup ahah. Après, je ne peux que te conseiller Simetierre (qui est mon préféré) et le fléau. Il faut s’accrocher par moment, car Stephen King dépeint avec précision son environnement, mais ça vaut plus que le coup 🙂

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  8. J’ai déjà « Misery » et « Running Man » dans ma PAL depuis un moment car ils me tentent vraiment ! Pour ma part j’ai été profondément retournée par « Jessie ». C’était mon premier Stephen King et j’en garde un souvenir encore très oppressant… Je pense me mettre rapidement dans le tome 2 de « CA » car je n’ai pas été hyper convaincue par le premier, mais du coup j’ai l’impression d’être passée à côté de son oeuvre donc il faut que je persévère je pense :/

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    1. Deux très bons livres, bien que Running Man ne soit pas estimé à sa juste valeur.
      Jessie m’a ennuyé lors de ma première lecture, mais je l’ai redécouvert et j’ai capté sa qualité et son ambiance 🙂

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