Ready Player One de Steven Spielberg

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, il sera question du dernier film de Steven Spielberg, à savoir Ready Player One. Avant toute chose, il faut déjà noter que le film de Steven Spielberg est l’adaptation d’un roman du même nom. Roman que je n’ai pas lu et dont je n’ai pas entendu que du bien… En tout cas, cet avis ne sera basé QUE sur l’objet filmique que Steven Spielberg nous a fourni.
Pour entrer un peu plus dans le vif du sujet, je vais vous parler un peu de ma relation avec ce réalisateur et la communication autour de ce long-métrage. Tout d’abord, il faut savoir que Steven Spielberg fait parti des réalisateurs qui réussit à me faire rêver avec ses nombreux films d’aventures et de SF, notamment avec E.T, Jurassic Park ou encore la saga Indiana Jones. Malheureusement, je n’ai pas encore vu tous les films de sa filmographie, mais Spielberg m’a toujours impressionné, notamment avec sa capacité à enchaîner un gros blockbuster familiale et un film beaucoup plus classique et sérieux (Jurassic Park / La liste de Schindler sortie en 1993, par exemple).
Pour ce qui est de Ready Player One, je ne vais pas vous cacher, mais j’avais quelques réticences. En effet, j’avais peur que le film tourne autour de l’hommage à outrance et du fan service, mais le fait que Spielberg soit derrière la caméra m’a rassuré un peu tout de même. La première bande-annonce m’avait beaucoup plu et l’envie était présente. Cependant, la communication à outrance et les avis dithyrambiques de certains m’ont emballé de moins en moins vis-à-vis de ce film, jusqu’à arriver au point où, je ne voulais pas le voir…
Bon, j’ai quand même cédé à la tentation et j’y suis allé dès sa sortie… Du coup ça donne quoi ? Bah, je vais vous le dire…

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Synopsis :

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Le maître de l’aventure

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Ready Player One n’est pas LE film de l’année comme annoncé par certains vidéastes / influenceurs… Il ne faut pas déconner, nous ne sommes qu’au mois de mars et il y aura vraiment d’autres films qui réussiront à nous mettre une bonne claque…
Cependant, Steven Spielberg signe tout de même un grand film qui va entrer dans l’histoire du cinéma et de ses techniques immédiatement. Ready Player One m’a énormément plu et m’a fait retomber en enfance. Ce film m’a fait rêver et m’en a mis plein les yeux, malgré quelques petits défauts, que j’ai réussi à nuancer par la suite.
Ready Player One a su me parler, que ce soit avec sa mise en scène, ses hommages et ses différents messages. Spielberg m’en a mis plein les yeux et m’a fait rêver comme lorsque j’ai découvert E.T. ou Jurassic Park. Le réalisateur permet aux adultes de retourner en enfance et pour les plus jeunes d’entre nous, Spielberg nous fait comprendre qu’il ne faut pas avoir peur de devenir un adulte. Le cinéaste nous offre, encore une fois, une aventure très forte comme il avait su nous le proposer il y a encore de nombreuses années. Certes, le scénario, les dialogues et les développements peuvent sembler facile, mais en y repensant bien c’était déjà le cas dans Jurassic Park.
Dans tous les cas, je peux dire que Ready Player One a été une claque visuelle… Moi qui ne suis pas friand des effets numériques à outrance, je peux dire que, pour le coup, Steven Spielberg m’a mis sur le cul. Le cinéma n’avait pas fait mieux, en termes d’effets visuels, depuis Avatar de James Cameron. C’est pour cela que Ready Player One peut entrer directement dans l’histoire. Steven Spielberg a réussi à donner vie à cet OASIS et à surtout nous donner envie d’y être.

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Ready Player One a su me marquer dès sa première grosse séquence de film. Steven Spielberg nous montre qu’il est l’un des plus grands réalisateurs de ce monde. En effet, lors de cette première course, le réalisateur ne laisse aucune seconde de répit à sa caméra. Celle-ci navigue avec aisance dans son décor et Spielberg réussit à l’insérer dans les meilleures vues possibles. L’effet est garanti puisque le dynamisme est impressionnant, nous en prenons plein les yeux et pas seulement grâce aux diverses références.
Pour en revenir aux références et au fait que j’avais peur que Spielberg face de l’auto-référence ou du fan service et bien il n’en est rien. Le tout est parfaitement dosé et surtout justifié par le fait que l’OASIS permet de faire tout ce que l’on veut. En atteste, la multitude de références, plus ou moins lourdes, sur l’univers de la Pop Culture. La Pop Culture et le monde des jeux-vidéos ont très bien été exploité par le réalisateur (même si je préfère l’utilisation qu’Edgar Wright en fait dans Scott Pilgrim Vs The world). Il y a des références pour tous les âges et Steven Spielberg ne s’arrête pas aux 80’s, certaines références paraîtront même un peu compliqué pour certains. De plus, j’ai trouvé que Steven Spielberg avait réussi à mettre en retrait ses propres oeuvres et ses nombreux apports dans ce monde. J’irais même jusqu’à dire que Steven Spielberg y a mis de sa vie, tel un auteur et notamment lors de la deuxième quête, du deuxième défi. Je ne vais pas en dire plus, mais Steven Spielberg nous offre une séquence de folie et qui change complètement la suite du film. Par ce biais, il rend hommage à un réalisateur de génie avec qui il a déjà travaillé.

READY PLAYER ONE

Des défauts qui n’en sont pas finalement…

Pour une fois, je ne vous ai pas fait d’avis à chaud. J’ai voulu prendre du temps, réfléchir à ce que j’avais eu devant les yeux et surtout remettre en question les « défauts » que j’ai pu ressentir devant Ready Player One. Je ne vous le cache pas, je ne suis pas ressorti hyper convaincu de la séance. J’avais le sentiment d’avoir eu un bon film devant les yeux et d’avoir passé un bon moment, mais sans plus.
Sur le chemin du retour, j’ai repensé à Ready Player One et j’ai commencé à énumérer ses défauts. J’y avais vu un manque de développement sur certains personnages et surtout des acteurs sans véritables charismes et je ne parle même pas de ce manichéisme ambiant. Le scénario me paraissait tout de même un peu faible et surtout très convenue. De plus, j’avais trouvé cela dommage de ne pas nous montrer un peu plus de réalité, afin de nous faire comprendre dans quel monde nos héros vivaient et quelles seraient les conséquences de la prise de l’OASIS par cette multinationale.

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Mais finalement, à force d’y penser, je ne vois plus ces différents éléments comme des défauts, mais bien comme la force de ce film et je vais vous dire pourquoi.
Je vais commencer par le manque de charisme des personnages et le manque de développement autour de la réalité. Je vois cela, notamment avec Tye Sheridan qui n’exprime pas grand-chose au début du film et plus particulièrement dans la vie réelle. Les autres personnages sont un peu plus nuancés, car on a l’impression qu’ils ont tout de même une vie en dehors de l’OASIS. C’est par le biais de son avatar que notre héros prend vie et qu’il laisse éclater sa véritable personnalité. Ready Player One et l’OASIS nous montre que l’on peut être qui on veut et surtout une personne différente réalisant ses plus grands fantasmes, comme gravir une montagne en compagnie de Batman. Le manque de background sur les personnages ne m’a absolument pas empêcher d’aimer suivre leurs aventures et les différentes quêtes à accomplir pour réussir à décrocher le contrôle de l’OASIS.
Pour ce qui est du monde réel, il est vrai que Steven Spielberg ne nous en montre que très peu, mais le peu qu’il nous permet de voir nous paraît bien morne par rapport au monde virtuel et nous ne voulons qu’une chose, c’est d’y retourner et de continuer l’aventure. Je pense que cette vision était parfaitement voulu de la part du réalisateur. Cependant, Spielberg n’oublie pas de nous montrer quelques plans qui font réfléchir le spectateur sur ce futur…

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Vous l’aurez compris, Steven Spielberg prouve, une nouvelle fois, qu’il est un très grand cinéaste et qu’il était le mieux placé pour adapter ce roman. Ready Player One a été une très belle aventure pour moi et j’en ai pris plein les yeux. Spielberg réussit à nous faire retomber en enfance, pas seulement avec les multiples références, mais bien par sa créativité et son génie pour conter de grandes histoires. Ready Player One m’a également touché avec ses différents messages qui ont su me toucher, plus que je ne l’aurai pensé. Malgré quelques petits défauts, le film est une réussite sur tous les points et je le redis, mais Ready Player One va entrer dans l’Histoire du cinéma.

19 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je suis ravie d’avoir ton avis car comme toi à force d’en entendre parler, je crains un peu d’aller le voir mais du coup je crois bien que je vais me laisser tenter 😊

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  2. Il m’a fait rêver, tel un enfant de 6 ans qui découvre Jurassic Park…

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    1. tomabooks dit :

      C’est exactement ça ! Je me suis mis à rêver dès la première course. J’en ai pris plein les yeux !

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  3. Xander dit :

    Intéressant ! Je lirais le livre avant, histoire de voir un peu les différences 😁

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    1. tomabooks dit :

      Il y en aurait beaucoup d’après ce que j’aurais pu comprendre. Je vais essayer de le lire aussi ! En tout cas, je te conseille d’aller voir le film, car il en vaut le coup d’oeil!

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      1. Xander dit :

        Oki, je le testerais quand il sortira 🙂

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  4. tinalakiller dit :

    Très chouette critique même si je ne partage pas tout. En fait, plus le temps passe, plus je lui trouve des défauts. Mais tu défends très bien le film en étant nuancé, ça fait du bien ! 🙂

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    1. tomabooks dit :

      C’est drôle car c’est tout à fait le contraire pour moi. J’en suis ressorti avec que les défauts en tête… Et comme tu peux le voir, j’ai quand même pas mal changé d’avis. Tu comptes écrire quelque chose sur le sujet ? Je serai assez curieux de connaître tous ce que tu en as pensé 🙂

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  5. tinalakiller dit :

    Pas tout de suite (j’suis graaaave à la bourre) mais oui c’est prévu !!

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    1. tomabooks dit :

      Ah super ! J’irais lire ça avec grand intérêt 🙂

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  6. tinalakiller dit :

    (C’est publié au fait !)

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    1. tomabooks dit :

      Oh je vais aller voir ça dans la matinée 😀

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  7. Pleack dit :

    Coucou mon Thom’ !
    Bon, je viens de voir le film, en HD et j’ai passé un très très très très bon moment !
    Je le regarderai d’un oeil plus attentif pour en dresser une chronique, mais en tout cas j’ai vu un excellent film sur bien des points, tant au niveau scénaristique que des barres de rire qu’il a su m’engendrer. J’ai kiffé !

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    1. Pleack dit :

      Et je dois également te re-dire (oui j’avais déjà lu ton article) que ta chronique est très complète, comme d’habitude sur tes avis cinéma ! 🙂
      Moi je vais me coucher, et je te dis à bientôt !!

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      1. tomabooks dit :

        Merci beaucoup Chris ! Comme tu le vois, je réponds aux commentaires de bon matin 😉
        Tu pourras peut être me suivre sur mon nouveau projet qui est en cours 😇

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      2. Pleack dit :

        Ouais tu es assez incroyable ! Je ne t’embêterai plus, promis 🙂
        Il va falloir que tu m’en dises plus (MP) !

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    2. tomabooks dit :

      Ah c’est super cool ça !
      Je pense que ce film mérite bien plusieurs visionnage pour ainsi capter tout ce que Spielberg a voulu retranscrire.
      C’est un très bon divertissement comme Spielberg sait bien le faire, même si pour ma part le scénario reste assez simpliste.

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      1. Pleack dit :

        Ce n’est pas qualité scénaristique que je voulais écrire :D. Mais bref, il a un pouvoir de captation assez incroyable. On est dedans. Et le geek qui sommeille en moi en a eu pour mon compte. Après c’est vrai qu’il y a énormément de références et parfois tu as l’impression que c’est vraiment pour englober une grosse masse. Genre une seule fois ils parlent de la plateforme de streaming Twitch.
        Mais qu’est-ce que j’ai pu rire par moment, tout en appréciant ce que je voyais à l’écran. J’aurais un avis globalement positif. Mais faut que je revois !

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      2. tomabooks dit :

        Ah oui ça c’est sûr ! Rien qu’avec la première épreuve on ne sort plus de ce monde !
        Je vois ce que tu veux dire et je partage un peu ton point de vue. Je pense que les multiples références peuvent être vu comme des hommages, mais aussi pour montrer que toute une population s’enferme dans ce monde virtuel.
        Avis positif aussi, mais pas film de l’année comme j’ai pu le lire assez souvent 🙂

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