Strangers : Prey at night de Johannes Roberts

Bonjour à toutes et à tous,

On se retrouve aujourd’hui pour parler de cinéma et plus particulièrement d’un film d’épouvante. Strangers : Prey at night réalisé par Johannes Roberts est la suite directe ou le sequel du film The Strangers sorti en 2008 directement en DVD. Inutile donc de vous dire que le premier volet est passé assez inaperçu, même si le film est vraiment correct.
Je suis donc allé voir cette suite, sequel directement à sa sortie, mais sans avoir vu une seule bande annonce. Je n’avais donc pas d’attente particulière, même si l’interdiction au moins de 12 ans laissé présager quelque chose de « doux ».

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Synopsis :

Une famille s’arrête pour la nuit dans un parc de mobile home isolé qui semble complètement désert. Une jeune femme étrange frappe à leur porte…. C’est le début d’une terrible nuit d’horreur : pris pour cible et poursuivis sans relâche par trois tueurs masqués, chacun devra lutter pour sauver sa peau dans un jeu de cache-cache impitoyable.

Harcèlement

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, mais ce film est un peu trop convenu et classique dans sa forme. Loin de révolutionner le genre du Slasher et du Home invasionStrangers : Prey at night emprunte au grand classique pour essayer de proposer quelque chose de neuf, sauf que… la sauce ne prend pas.
L’idée de base est pourtant très bonne, puisqu’à travers l’image de nos trois assaillants masqués, le réalisateur nous montre une vision « hard » du harcèlement. Ces trois personnages sont constamment en train de les épier et on sent les regards peser sur nous. D’ailleurs, certains plans nous donnent l’impression d’observer les victimes, tel des chasseurs surveillant leur proies. L’ambiance est bien travaillée et nous avons le droit à une sensation de mal être constant. En plus de cela, les trois tueurs en imposent tout de même, notamment grâce à leurs masques et au fait qu’ils ne parlent presque pas. Je pense qu’il faut y voir ici de nombreux clins d’œil aux classiques du genre. On pourra retenir des références à Halloween, Massacre à la tronçonneuse ou encore Christine, pour ne citer qu’eux. Ce silence constant nous renvoi à une peur invisible et à un danger qui ne peut être vaincu.
Si le réalisateur tente de nous montrer que la peur et les attaques peuvent arriver de nulle part, cette tentative ne fonctionne pas toujours, puisque tout est malheureusement trop convenu et nous savons directement ce qu’il va se passer. De nombreuses fois durant le long métrage, je me suis dit « Tiens, un des tueurs va apparaître ici » et ce fût à chaque fois un bingo… Cependant, si ces différentes scènes m’ont été évidente, ce ne sera peut-être pas le cas pour vous.

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Strangers : Prey at night ne brille pas non plus par son casting malheureusement, ni par son développement. Nous ne savons presque rien de nos personnages et le film ne va pas nous y aider. Le fait de ne pas savoir pour les trois assaillants n’est pas gênant puisque tout le propos est là… Nous ne savons rien de cette folie et c’est bien ça qui est le plus gênant.
Johannes Roberts évoque cependant quelques pistes pour nos personnages persécutés, mais rien n’est exploité… Faut-il y voir des personnages lambda, présent uniquement pour ce faire massacrer ? Il y a de forte chance. Dans le lot, certains acteurs s’en sortent plutôt bien, même si c’est plutôt moyen, mais le personnage de Kinsey est insupportable… Déjà, nous avons le droit à l’éternel cliché de l’ado rebelle qui ne fait que bouder, mais nous avons aussi devant nous une actrice qui ne fait que crier et pleurer, ce qui devient très vite insupportable…
Cependant, Strangers : Prey at night se réveille dans sa deuxième partie, notamment quand les attaques commencent et que nos victimes veulent riposter. Le film bascule vers le survival et nous avons le droit à quelques bonnes scènes. Je vous rassure tout de suite, notamment pour les moins friands de ce genre, la violence n’est pas frontale et elle est même parfois assez ridicule.

Faut-il aller voir Stranger : Prey at night ? Ce n’est pas forcément une nécessité, sauf si vous êtes un fan du genre. Le film est assez oubliable et n’offre rien de nouveau, malgré une très bonne idée de départ. On passe tout de même un bon moment, notamment grâce aux nombreux clins d’œil que le long métrage fait aux grands classiques du genre.

 

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