La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King

Bonjour à toutes et à tous,

On se retrouve pour notre rendez-vous hebdomadaire autour de la littérature. Aujourd’hui, c’est une nouvelle fois Stephen King qui sera à l’honneur avec un court roman de grande qualité (mon objectivité est bien présente je vous rassure).
Du coup, les présentations sont faites et je vais attaquer tout de suite cet article !

C’est exprès que Trisha s’est laissée distancer par sa mère et son frère, ce jour-là, au cours d’une excursion sur la piste des Appalaches. Lassée de leurs sempiternelles disputes depuis que Papa n’est plus là.
Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est que quelques minutes plus tard elle serait réellement perdue dans ces forêts marécageuses

Promenons nous dans les bois…

La trame de La petite fille qui aimait Tom Gordon est de celle qui tienne sur un morceau de Post-it. En effet, Stephen King développe son histoire autour d’une jeune fille qui se perd en forêt, rien de plus et c’est là que le génie de Stephen King apparaît, puisqu’il arrive à nous offrir un roman puissant avec si peu d’éléments. Le maître de l’horreur frappe fort, comme un batteur dans une équipe de Baseball et nous renvoie directement face à nos peurs les plus profondes, à nos peurs enfantines. Durant cette lecture, j’ai vécu le calvaire de cette jeune Trisha. Les bruits sont amplifiés, le malaise s’installe de plus en plus et la sensation d’étouffement arrive assez vite. Tout comme cette jeune fille, j’ai eu envie de sortir de cette forêt que je ne voulais plus voir. Je n’ai jamais vécu ce genre de situation, mais je suppose que tout s’amplifie lorsque l’on se perd et c’est ainsi que Trisha souffre de la solitude, de la faim, de la soif, mais aussi des piqûres d’insectes. C’est bien simple, j’avais l’impression d’être envahi de moustiques, de les entendre et de les sentir sur ma peau… Je ne parle même pas de la nuit qui vient terroriser cette petite fille avec cette sensation incessante d’être épié en permanence. La paranoïa s’installe, l’idée qu’un monstre nous pourchasse se fait grandissante, notamment lorsque nous tombons nez à nez avec les corps éviscérés d’animaux sauvages…

Processed with VSCO with  preset

Trisha va laisser de plus en plus de place à sa folie, si bien que la notion de temps et de réalité nous échappe. Tout ne devient que souvenirs et sensations pour la jeune Trisha. Cette sensation apporte son lot de visions cauchemardesques dans les bois et certaines me resteront gravés à jamais dans ma mémoire.
Pour se sortir un peu de cette situation, afin de revenir un peu à la réalité, Trisha dispose d’un Walkman (c’est un lecteur de cassette audio pour les plus jeunes qui passent par ici) et cela lui permet d’écouter les retransmissions des matchs de baseball. Cette idée est brillante, car nous recevons quelques brides d’informations nous permettant de savoir un peu où la police se situe par rapport à cette disparition. Mais l’utilisation de ce walkman tente aussi à nous montrer que Trisha est une jeune fille comme les autres, qui aime le baseball, qui adule le joueur Tom Gordon et qui adore chanter avec sa meilleure amie.
Comme à son habitude, Stephen King développe avec perfection son personnage. Le fait de se perdre en forêt va faire grandir cette jeune fille, même si je la trouvais déjà bien avancé pour son âge, notamment au niveau du divorce de ses parents, de la crise d’adolescence de son frère. Malgré le fait qu’elle soit avancée pour âge, Stephen King n’oublie pas de nous rappeler que Trisha est une enfant, notamment lorsque la peur prend le dessus la nuit tombée ou qu’elle se met à lancer des petites insultes, mais aussi quand elle se met à chanter les morceaux de son boys band préféré.

Je pense que vous l’aurez compris, mais Stephen King m’a encore conquis avec cette histoire relativement simple. Le maître de l’horreur joue encore avec nos peurs et nous fait ressentir tout le calvaire de cette jeune fille. On est touché par son caractère, sa force et on essaie d’avancer avec elle pour sortir de cette horrible forêt. J’ai rarement lu un roman aussi immersif et horrible, alors je vous le conseille fortement. La petite fille qui aimait Tom Gordon est court par sa taille, mais très grand par son immersion.

Publicités

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. floandbooks dit :

    Mon premier King, il faut absolument que je le relise, avec 20ans de plus 😅

    Aimé par 1 personne

    1. tomabooks dit :

      Ah oui ça remonte ! J’espère qu’il te marquera encore autant. Enfin, je pense qu’il t’a marqué, puisque tu continue à le lire :p

      J'aime

      1. floandbooks dit :

        Oui, d’ailleurs j’ai peur de le relire maintenant avec mes yeux d’adultes 😅

        Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s