Cujo de Stephen King

Bonjour à toutes et à tous,

C’est l’heure de se retrouver pour notre article hebdomadaire qui tourne autour de la littérature. Au programme du jour : Un été suffocant, un gros chien méchant et un huis-clos stressant… Vous l’aurez compris, en lisant le titre de l’article, mais je vais vous parler de Cujo de Stephen King et je pense que la période est idéale pour le lire.
Ce roman entre dans une des sous-catégories du Pumpkin Autumn Challengece qui me permet de le boucler assez rapidement. Comme vous le savez sans doute, j’ai encore pas mal de Stephen King non lu dans ma bibliothèque et Cujo était celui qui m’attendait depuis le plus longtemps. Je me souviens de l’avoir débuté sur liseuse, mais la mise en page du fichier m’avait quelque rebuté.
J’avais besoin, pour le Pumpkin Autumn Challenge, d’une lecture angoissante et je me suis dit que Cujo serait une bonne chose, surtout que j’ai un plus petit monstre à côté de moi en ce moment même.
Alors, Cujo a-t-il réussi à me faire frissonner ou même à me faire ressentir d’autres sentiments ? je vous dis tout dans cet article.

Le résumé de l’éditeur :

« La chaleur tuera cet été ! Ca va être terrible », avait prédit Evvie Chalmers, la doyenne de Castle Rock. Elle ne se trompait pas : l’été 1980 fut effectivement le plus chaud que Castle Rock eût jamais connu. Ce fut aussi un été sanglant.
En fait, tout commença le matin du 16 juin, lorsque Cujo, un saint-bernard aussi impressionnant que débonnaire, se fit mordre par une chauve-souris. Mais, au fond, cela avait peut-être commencé dès le mois de mai, lorsque Tad Trenton avait cru voir un monstre, dans le placard de sa chambre…

– Naturalisme et Rage –

Cujo est définitivement bien plus que le récit d’une attaque de chien atteint par la maladie de la Rage. Ce roman est un acharnement de coïncidences hasardeuses, malencontreuses, cruelles et destructrices, aussi bien pour les personnages que pour nous, lecteurs.
Stephen King joue avec son rythme durant la totalité de son oeuvre. Avec un premier tiers assez lent, l’auteur nous dévoile la ville de Castle Rock qui s’apprête à vivre un des étés les plus chauds de son histoire et ce détail aura de l’importance croyez-moi. Il nous dévoile également quelques-uns de ses personnages, mais surtout celui de Cujo, un Saint Bernard qui tombera malade. Ce chien est le résultat d’une malchance, celle d’avoir un maître qui ne pense pas forcément à lui et qui a oublié de le faire vacciner. Cujo est donc malade, mais Stephen King nous donne l’impression que l’ensemble de ses personnages est atteint par cette rage, notamment avec certains accès de violences, d’injures et de pensées très noires.
Comme à son habitude, Stephen King penche du côté du naturalisme pour nous parler de cette petite ville du Maine et c’est ce côté qui pourra en laisser plus d’un sur le côté, mais je vous rassure tout de suite, la suite tiendra ses promesses. Il n’empêche que le maître de l’horreur livre ici un roman d’une extrême réalité et c’est ce qui est le plus inquiétant, selon moi. Stephen King va s’efforcer de nous exposer ses personnages, ainsi que leurs différents soucis, afin que l’on s’attache à eux et que l’on comprenne assez rapidement que le mauvais œil est bien présent au-dessus de leur tête.

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Le rythme va subitement changer, lorsque les différents personnages vont se séparer et jouer avec leur destin, funèbre ou non. Cujo va se transformer en un huis-clos ravageur, stressant et angoissant, mettant en scène le chien, un enfant et sa mère dans une voiture en plein soleil (vous comprenez maintenant l’importance des températures très chaudes). Cujo se change en une lutte incroyable pour la survie, puisque chaque personnage va devoir prendre sur soi, se dépasser pour réussir quelque chose de fort. Sans trop vous en dévoiler, Stephen King nous offre, encore une fois, un personnage féminin héroïque de qualité, un vrai symbole de la lutte féminine.
Ce qu’il y a de bien dans ce roman, c’est la façon dont Stephen King a apporté une conscience à Cujo. Cet animal va tour à tour nous inspirer de la crainte, mais aussi de la peine. La question de la monstruosité va être, en quelque sorte, au centre de cette histoire, puisque les adultes vont rassurer l’enfant en lui expliquant que les monstres n’existent pas dans la réalité…. Cujo va lutter contre la sienne et les différents passages évoquant sa maladie et son changement sont véritablement glaçants. D’ailleurs, le choix du Saint-Bernard est vraiment une très bonne idée, puisque cette race nous évoque, à la fois un gros nounours, mais aussi un colosse de la nature. Difficile d’imaginer cette histoire avec un Yorkshire ou un Pinsher nain, quoi que…

 

Je sais que Cujo est apprécié, mais qu’il n’a pas su apporter la peur escompter à certains lecteurs. Je les rejoins sur ce point, puisque je n’ai pas eu de véritable angoisse quant aux attaques de Cujo. Cependant, le roman est tout de même particulièrement graphique, à certains moments et que l’idée du placard a su réveiller quelques frayeurs de mon enfance. Comme je le disais, c’est dans son réalisme que Cujo impressionne ou du moins m’a impressionné, notamment dans son dernier tiers qui est implacable. On passe par toutes les étapes et on subit les attaques de Cujo. La crainte se lie avec l’espoir, ainsi qu’avec la fatalité, pour nous offrir une conclusion cruelle où la rage est à son paroxysme… Cujo est un roman que je vous conseille plus que fortement et j’espère que cet avis vous aura donné envie d’en savoir plus.

Ps : Maintenant que le roman est refermé, je n’ai toujours pas peur du petit monstre qui me suit partout. 

Ps 2 : Je vais toujours avoir une bouteille d’eau dans ma voiture

Ps 3 : Comme pour l’article sur Dreamcatcher, je vais vous proposer un avis sur son adaptation. 

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur Stephen King et son actualité, je vous invite à vous rendre sur le Club Stephen King.

9 commentaires Ajouter un commentaire

  1. La p'tite Isa dit :

    On se rejoint sur certains points, comme le destin implacable. Excellent chronique, comme toujours!

    Aimé par 1 personne

    1. tomabooks dit :

      Merci beaucoup Isa ! Je crois qu’il va rester dans le haut du panier King 😋

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  2. auroreinparis dit :

    Je connais le titre mais je n’arrive pas à savoir si je l’ai lu, notamment quand j’étais môme et que je dévorais les Stephen King de la bibliothèque municipale …

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    1. tomabooks dit :

      Ah ! Ça peut paraître bizarre d’oublier, mais avec tout ce que le bougre a écrit, ça peut se comprendre aussi 😂.
      En tout cas, je te le conseille fortement (même si tu l’as déjà lu) 😉

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  3. Je ne connaissais pas du tout ce titre de Stephen King… Je vais attendre un peu de me remettre de ma déception après la lecture de « CA » avant d’attaquer un autre roman de cet auteur. En tout cas bravo pour la mise en scène de la photo qui illustre cet article, le clin d’oeil m’a fait sourire 😉

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    1. tomabooks dit :

      Beaucoup plus simple que Ça à lire en tout cas 😋. Merci pour la photo, j’ai profité que mon chien fasse le modèle, même si ce n’est pas un Saint-Bernard 😂
      Dommage que Ça ne t’ait pas emballé plus que ça, mais persévère car il faut tout lire pour comprendre toute sa substance. Mais si tu passes à côté, ce n’est pas grave du tout 😉

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  4. Je ne pense pas avoir lu celui-ci mais POURQUOI ? Il a l’air excellent !

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    1. tomabooks dit :

      Parce qu’il y en a trop ? Rattrape toi vite 😋

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  5. lire&vous dit :

    Un de mes premiers Stephen King, un de mes plus forts souvenirs de lecture !!! J’adore ❣️❣️❣️❣️❣️

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