[Retour Sur Saga] – A Nightmare On Elm Street 4 : Le cauchemar de Freddy de Renny Harlin (1988)

Bien décidé à exterminer les descendants des parents qui l’avaient brûlé dans le passé, l’épouvantable Freddy, à nouveau ressuscité, s’apprêtent à revêtir les tenues les plus perverses pour pénétrer dans les rêves de ses prochaines victimes. Mais c’était sans compter sur Alice, elle aussi capable de s’introduire dans les rêves de ses amis pour faire face au redoutable croquemitaine…

Après l’immense succès commercial et critique du troisième opus, Les griffes du cauchemar de Chuck Russel, la New Line décide de produire une suite pour ne pas faire redescendre la température. Ce sera chose faite dès l’année 1988 avec le réalisateur Renny Harlin, encore méconnu pour le grand public. Le fait de prendre un inconnu à la réalisation n’est pas un souci pour la maison de production, puisque c’est le concept qui est le plus important. Renny Harlin était donc un très bon choix, car on le verra travailler par la suite sur 58 minutes pour vivre, ainsi que sur Cliffhanger ou encore sur Peur Bleue.
La réalisation de ce quatrième opus, Le cauchemar de Freddy, est alors lancée alors que le scénario n’était pas encore terminé et cela pourra se sentir à certains moments. En tout cas, cet épisode est une suite directe du troisième chapitre et nous retrouvons ainsi le personnage de Kristen, qui n’est malheureusement plus joué par Patricia Arquette, mais par Tuesday Knight, ainsi que deux autres personnages que nous avons pu suivre dans Les Griffes du cauchemar.

Force est de constater que ce quatrième opus n’a rien d’exceptionnel. Il donne plus l’impression de vouloir marcher dans les traces du précédent film sans ajouter de nouveaux éléments. En gros, puisque la recette fonctionne autant ne rien changer et continuer les combats dans le monde des rêves et des cauchemars.
La réalisation n’est pas foncièrement mauvaise, même si elle n’apporte vraiment rien de neuf dans l’univers. Difficile donc d’y voir la patte du réalisateur, malgré quelques bonnes idées dans certaines mises en scènes dans le monde des cauchemars. D’ailleurs, ce sont les scènes les plus soignées dans cet épisode, en atteste celles du cinéma, du restaurant et de la transformation en cafard, qui restent, encore aujourd’hui, grandiose. On ressent l’ambiance lourde, malsaine, poisseuse et labyrinthique des différents mondes de Freddy Krueger. A contrario, le monde réel ne semble pas autant travaillé et cela se ressent dans la construction de l’histoire, puisque le tout donne l’impression d’être présent pour amener aux différentes scènes horrifiques.

Comme je le disais, les équipes techniques et le réalisateur ont mis l’accent sur le monde des rêves et donc sur celui de Freddy Krueger. Celui-ci, toujours interprété par Robert Englund, nous offre de nouvelles mises à mort toujours aussi recherchés et spectaculaires, à défaut d’être horrifique comme pouvait l’être le premier opus. Il est important de noter que Le cauchemar de Freddy mise plus sur le côté comique et c’est ainsi que Freddy Krueger reviendra à la vie d’une drôle de manière. Ici, les apparitions du croquemitaine nous font rire et il en profite pour nous envoyer quelques bonnes répliques  » Welcome to wonderland Alice « ,  » No pain No Gain « . Si les mises à mort sont inventives, quelques-unes sont assez soft pour ne pas éveiller la censure.

Freddy Krueger décime à une vitesse folle ses victimes et c’est, ce qui oblige à incorporer un nouveau personnage capable d’intégrer les rêves de ses amis aux siens. Ce sera la seule nouveauté dans la mythologie de cette saga, puisque chacune des facultés des victimes de Freddy sont ajoutées à celle d’Alice qui se transforme donc en « Dream Master » capable de contrôler ses rêves. Les équipes autour de la saga semblent avoir compris l’importance d’avoir des héroïnes fortes, puisque le personnage d’Alice, qui fait son entrée dans la saga, apporte un plus dans la construction psychologique. Cette nouvelle héroïne permet au réalisateur et aux scénaristes d’évoquer, avec de nombreuses métaphores, la notion d’acceptation de soi. Alice nous est présentée comme une personne timide, souvent enfermée dans son monde, afin d’échapper à sa condition. En effet, celle-ci a perdu sa mère et doit vivre avec un père alcoolique. Alice n’a donc que très peu confiance en elle et cela se voit de par son apparence, mais aussi au travers de son miroir qui est encombré d’une multitude de photographies, afin de cacher son reflet.
Cependant, les différents événements vont la transformer en profondeur, ce qui va lui permettre de s’émanciper et d’affronter le croquemitaine avec virulence. Cependant, cette transformation apporte quelques scènes assez ridicules…

Le succès sera, encore une fois, au rendez-vous pour ce quatrième opus et force est de constater que le personnage de Freddy Krueger entre pleinement dans la Pop Culture. Bien que Le cauchemar de Freddy ne soit pas exceptionnel, il faut tout de même saluer le mérite de Renny Harlin qui a dû offrir un long métrage en un temps record.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. princecranoir dit :

    Je n’ai jamais testé cet épisode qui semble donner dans l’horreur la plus burlesque, mais tu le vends bien.
    Petit détail : j’ai dû relire trois fois la première phrase car un accord me semble-t-il mal à propos sème la confusion sur qui veut exterminer qui. 😉

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    1. tomabooks dit :

      C’est que mon intention était bonne alors, j’espère que tu vas adhérer au Freddy comique 😉
      Je vais aller voir cette petite erreur. J’espère la trouver…

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