Un coupable idéal de Steve Cavanagh: Implacable

De longues heures de déboire par rapport à mes lectures. L’envie moins présente de bouquiner après l’avoir fait avec intensité pendant 2 mois. Des projets qui naissent sur Instagram, notamment dans l’écriture, qui me plaisent beaucoup. Et des livres qui m’accrochaient moins et que je mettais de côté. Je suis revenu sur une valeur sûre, déjà, avec ce livre. Le 2nd roman traduit de cet auteur, qui est également son 3e roman. Eh oui, déjà un incontournable à mes yeux. Déjà, il dynamise mes heures de lecture, me rend accro et suffoquant pour avoir ma dose, suppliant de continuer à me défoncer à shoot de phrases. C’est plaisant, on kiff. Je suis heureux d’avoir trouvé en cet auteur une nouvelle référence littéraire, parce que c’est ce qu’il est. Je vois d’ici la trajectoire ascendante qu’il a ! Je vois d’ici le succès qu’il possède déjà outre-atlantique. Mais nous ne sommes pas ici pour parler du succès, mais de la qualité remarquable de ce livre, un coup de cœur intense et mérité pour Un coupable idéal, qui m’a convaincu, m’a surpris, m’a retourné, m’a conquis de son entièreté. Steve Cavanagh sait y faire avec ses lecteurs. Je ne suis qu’un pantin de plus, un pantin épris d’admiration.

Résumé

Le FBI suspecte un cabinet d’avocats new-yorkais de malversations, mais il lui manque un témoin : ce pourrait être David Chils, l’un des plus gros clients, arrêté pour meurtre, quitte à faire pression sur son avocat Eddie Flynn, un ancien escroc reconverti. Mais Eddie comprend vite que son client est innocent. Il lui faut le prouver en protégeant les siens des représailles, d’où qu’elles viennent.

J’ai l’impression, malgré la similitude générale de ses livres, de ne jamais trouver les intrigues redondantes. Et pourtant, le héros de ces histoires, Eddie Flynn, a des emmerdes jusqu’au cou, plonge même dans la merde, s’asphyxie avec et s’y noie, presque. De façon crédible et efficace, il en sort. Systématiquement. Non sans dommages collatéraux, mais avec une adrénaline débordante et à toute épreuve. De mêler un arnaqueur hors pair dans son passé avec un avocat brillant dans son présent, Cavanagh a eu le génie de la trouvaille. C’est tout bonnement renversant. C’est l’idéal, la perfection. Cela donne un héros explosif, prêt à prendre des risques, parfois inconsidéré pour nous, mais mesuré pour lui. Flynn sait toujours où il veut aller. Flynn déborde d’activités, a toujours un réseau à qui parler, et des atouts dans sa manche. Un arnaqueur comme il doit être. L’arnaque, c’est son domaine. Et ça tombe bien, il doit se mettre au travail, et vite.

Comme le résumé l’explique, Flynn est au cœur d’un problème majeur. Déjà, devenir l’avocat de David Child n’est pas une mince affaire. Escroqueries et ruses sont nécessaires pour l’approcher. Mais ensuite, il va s’agir de le forcer à plaider coupable en échange d’une remise de peine et d’une aide pour démanteler un cabinet d’avocat prestigieux qui fait du blanchiment d’argent. Rien de facile, lorsque ce dernier clame son innocence, et que la femme de Flynn est sous pression car accusée de participation active à ce trafic, en ayant signé inopinément un papier anodin. Bref, Flynn est dos au mur. Peu à peu, il entrevoit la vérité et son intime conviction lui dit que Child est innocent. Dès lors, il ne s’agit plus seulement de sauver sa femme pour faire croupir un innocent en prison, mais également, pour sa conscience personnelle, de s’occuper du cas David Child.

Et nous plongeons dorénavant dans la grande force des romans de Cavanagh: l’adrénaline de A à Z. Pas une seconde d’ennui, ça bouge dans tous les sens. Ce thriller est plus juridique, mais il se passe énormément à côté, également, avec tout un travail d’enquête et de reconstitution. Flynn va devoir la jouer fine, car de multiples rebondissements vont contrarier ses plans et le mettre dos au mur, à lui en donner des sueurs froides.

Les personnages sont bons, travaillés, sincères et entiers. On sent un travail énorme en amont de l’écrivain, et la construction du livre est géniale. On n’est pas au bout de nos surprises. On est spectateur, mais également acteur, à suer, à se laisser prendre au jeu, à être captivé par ce qui nous attend encore à la lecture, tandis que l’on a déjà lu 200 pages et qu’il en reste encore 250. Il se passe toujours quelque chose, c’est une récurrence stricte, qui sonne comme un aveu. L’auteur veut que l’on prenne notre pied, ni plus ni moins.

Enfin, et parce que ça me plaît terriblement, j’évoque une fois encore la justice américaine qui est à des années lumières de la justice française, permettant aux avocats de s’exprimer et de plaider. Et putain c’que c’est bon, jouissif. Le dossier de l’accusation est béton, tout accuse David Child. Tout. Et Flynn sait très bien qu’il n’a aucune chance en attaquant de front. Mais il existe toujours une manière d’attaquer, de retourner un témoin, de faire un témoignage de l’accusation un témoignage de la défense. Flynn est un arnaqueur, rappelez-vous. Il met chacun de ses talents au service de son art, et ce mec est un artiste. L’artiste du barreau, de la plaidoirie. C’est génial, c’est énorme. C’est Eddie Flynn quoi. Après trois livres, je suis habitué. Pour mon grand bonheur et mon plus grand plaisir de lecteur !

COUP DE CŒUR !

5 commentaires sur « Un coupable idéal de Steve Cavanagh: Implacable »

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