Quand le cinéma d’horreur s’inspire du réel : Le cas Ed Gein

Bon voilà, c’est le troisième Halloween que nous fêtons ensemble sur le blog et il fallait que je trouve quelque chose d’intéressant à vous écrire sur le sujet. Vous ne le savez peut-être pas, surtout si vous êtes nouveau ici, mais j’ai déjà pu écrire quelques TOP 5 sur mes films d’horreur préféré, les slashers qui m’ont marqué, mais aussi sur les tueurs en séries dans la littérature et sur bien d’autres sujets encore.
Je voulais une approche différente de l’horreur et de sa représentation au cinéma. Je voulais quelque chose qui vous interpelle et qui vous garde scotché à votre chaise durant votre lecture. J’ai d’abord pensé à vous écrire un sujet sur les pires films horrifiques ou encore sur les plus dur à regarder, mais je garde ça pour plus tard.

On le sait tous, mais l’horreur est là pour nous bousculer, pour nous confronter à nos propres peurs. C’est un moyen cathartique de nous en échapper et de grandir. Ce qu’on oublie un peu trop souvent, c’est que les scénaristes et réalisateurs s’inspirent souvent du quotidien pour écrire. Vous l’aurez compris avec le titre, mais aujourd’hui je vais vous parler d’un long métrage, enfin plus précisément du fait-divers qu’il l’a inspiré.

Vérifiez que votre porte est bien verrouillée, car c’est dans votre demeure que vous êtes le moins en sécurité… 

Le cas Ed Gein

Alors que l’on s’était intéressé aux cas de possession, puis de Hantise de l’affaire Vallecas dans le précédent épisode, ici il sera question d’événements plus concrets. Je pense que vous connaissez tous plus ou moins le cas d’Edward Gein, alias Ed Gein, puisque c’est l’un des meurtriers les plus tristement célèbres des USA. Si vous ne connaissez pas son nom, je pense que vous avez déjà pu lire ou voir une oeuvre s’inspirant de ses méfaits. Puisque, Ed Gein n’est autre que Norman Bates dans le roman Psychose de Robert Bloch ou dans l’adaptation cinématographique réalisée par Alfred Hitchcock. Mais c’est aussi Leatherface de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ou encore Buffalo Bill dans Le Silence des agneaux, roman de Thomas Harris et adapté au cinéma par Jonathan Demme…

Si les esprits peuvent vous faire peur. Qu’en est-il des fous vivant à côté de chez vous ? 

Cette triste histoire débute en août 1906 avec la naissance de Edward Theodore Gein à La Crosse, petite bourgade du Wisconsin, un état fortement boisé, dans le nord des Etats-Unis. Ed Gein était le second fils de George et d’Augusta et le frère d’Henry, de 7 ans son aîné. On ne peut pas dire que le jeune Edward débutait sous les meilleurs auspices, car son père était un alcoolique notoire, tandis qu’Augusta était une fervente religieuse, pour ne pas dire fanatique. Elle éleva ses enfants selon les préceptes de la bible, tout en les coupant du reste d’un monde en perdition, rongé par le vice. Elle leur répéta sans cesse que les femmes étaient toutes les « récipients du péché », des créatures immorales, espérant ainsi décourager chez eux tout désir sexuel, de peur qu’ils aillent en enfer…
Augusta était une femme forte, dure et surtout dominatrice qui pensait que sa vision du monde prévoyait sur le reste. Elle considérait être la seule à avoir l’unique vérité et elle n’avait aucune difficulté à imposer ses idées et ses croyances par la force, que ce soit à ses fils ou à son mari. Il faut dire que George Gein était un homme faible, en plus d’être alcoolique et qu’il n’avait pas son mot à dire dans l’éducation de ses enfants. C’est d’ailleurs ainsi que les deux frères seront retirés de l’école assez rapidement.
Pour ne rien arranger à la situation, Augusta le méprisait et le considérait comme une personne sans valeur et incapable de travailler correctement. L’ambiance était telle entre les deux, qu’Augusta priait chaque jour pour que George meurt, tout en demandant à ses enfants de l’accompagner dans ses suppliques. Pour aller encore plus loin dans son contrôle psychologique, Augusta ouvrit une petite épicerie, afin de subvenir à tous les besoins de la famille et elle travailla dur pour déménager dans un village reculé, loin du péché. C’est ainsi qu’après des années de frustration, de colère, mais aussi d’alcool que George Gein se mit à lui répondre et à la battre devant les enfants… 

C’est en 1914 que le déménagement eu lieu. Ils s’installèrent dans une grande ferme à 9km de Plainfield, dans un petit village de 640 habitants, sur un immense terrain entouré de bois et de champs. Les voisins les plus proches étaient alors à plus de 250 mètres. Ce sera d’ailleurs la dernière demeure d’Ed Gein, puisque celui-ci ne quittera jamais cet endroit. 
Avant d’être retiré de son école Ed Gein était considéré comme un élève moyen, mais qui aimait fortement la lecture. Lire des romans d’aventure et des magazines étaient un moment de libération de l’esprit pour lui et cela lui permettait de s’évader quelques instants dans son propre monde. Il faut dire qu’il en avait besoin, puisque les autres élèves se moquaient de lui parce qu’il était timide et « efféminé ». Il n’avait pas vraiment d’amis et, lorsqu’il tentait de s’en faire, sa mère le réprimandait. Bien que le désaccord de sa mère l’attrista, il la vénérait et suivait ses ordres sans vraiment broncher.
Néanmoins, Augusta était rarement satisfaite de ses garçons et les insultait souvent, persuadée qu’ils allaient devenir des ratés, comme leur père George. Durant leur adolescence et le début de l’âge adulte, ils n’avaient pas d’amis et restaient ensemble la plupart du temps. La seule femme à laquelle Ed Gein s’attacha fut sa mère, alors qu’Henry s’en éloignait petit-à-petit…

Le cas Ed Gein : Le début de la folie

Que l’on soit bien d’accord là-dessus, mais la première partie n’est pas là pour plaindre ou pour excuser les actes que vous allez découvrir par la suite. Je n’ai fait que relater la jeunesse, certes tourmentée, d’Edward Gein.
Les soucis vis-à-vis d’Ed Gein ont débuté à la date fatidique du 1er avril 1940, lorsque son père mourut d’une crise cardiaque. C’est à partir de ce moment que les deux frères ont commencé à faire plusieurs petits travails, afin d’aider leur mère à subvenir aux besoins de leur famille. Ed Gein essayait de faire au mieux, de se donner une bonne image et tenta surtout de copier son frère qui était bien meilleur travailleur que lui. Ils furent très rapidement considérés comme honnêtes et ils avaient acquis la confiance de tout le monde dans le village. D’abord homme à tout faire avec son frère, Ed Gein s’est vite tourné vers le Baby-Sitting pour ses voisins. Choix tout naturel pour lui, puisqu’il avait plus de facilité à entrer en contact avec les enfants qu’avec les adultes. On apprendra bien plus tard qu’Ed Gein était considéré comme socialement et émotionnellement retardé…
La relation entre les frères a cependant vite commencé à s’envenimer, puisqu’Henry s’inquiétait de l’attachement, parfois excessif, d’Edward vis-à-vis de sa mère. Il trouvait cela malsain et n’avait pas hésité à critiquer cette relation à plusieurs reprises, ce qui avait vexé Ed. Pour lui, Augusta était une déesse et son frère, Henry, aurait dû ressentir la même chose pour elle. 

Le premier acte criminel arriva durant la nuit du 16 mai 1944, lors d’un feu de broussaille. Les deux frères partirent éteindre les flammes et se séparèrent, afin de mieux lutter contre cet incendie. La nuit tomba et Ed ne retrouva pas son frère. Lorsque le feu de broussaille fut éteint, Ed appela la Police pour signaler la disparition de son grand frère. Les policiers arrivèrent sur place, organisèrent une battue et eurent la surprise de retrouver Ed à côté d’une grange. Celui-ci les conduisit directement à son frère, étendu sur le sol, mort… Les policiers se posèrent des questions sur cette mort, car Henry était allongé sur un carré d’herbe qui n’avait pas brûlé et qu’il avait des contusions sur le visage. Pourtant, Ed Gein ne fut absolument pas inquiété pour cela, car les policiers avaient du mal à croire qu’un homme si timide ait pu tuer quelqu’un et encore moins son propre frère…
Ed Gein resta donc seul avec sa mère, sa déesse, qui mourut quelques temps après, le 29 décembre 1945, suite à de nombreuses attaques qui l’avaient paralysée. La vie d’Ed Gein fut chamboulée, anéantie, puisque pour la première fois il se retrouva complètement seul, dans un monde qu’il ne connaissait pas vraiment.

Le cas Ed Gein : La curiosité du village

Ed Gein resta à la ferme et y vécut jusqu’au bout. Il décida rapidement de sceller les portes des pièces de la maison que sa mère utilisait le plus souvent, afin de transformer tout cela comme des reliques. Il s’installa au rez-de-chaussée, pour n’utiliser que la cuisine et la petite chambre attenante. La solitude l’enfonça petit à petit dans la psychose et il laissa ses fantasmes prendre le dessus… Les femmes furent sa première tentation, puisque sa mère lui avait toujours interdit de les approcher. Ayant la maturité et les connaissances d’un enfant en la matière, il voulut tout connaître…
Ed Gein s’intéressa par la suite aux atrocités commises par les Nazis et aux chasseurs de têtes. On retrouva de nombreux journaux et livres traitant de ces sujets dans sa cuisine, mais aussi dans sa chambre. Il passa son temps à lire des revues pornographiques, des livres d’anatomie et rites ancestraux. Il ne vivait que pour le sexe et la mort… Un jour, il apprit dans le journal qu’une femme allait être enterrée non loin de la tombe de sa mère. Le soir même Ed Gein décida de déterrer le corps, mais il niera avoir eu des rapports sexuels avec les différents corps puisque de son aveu : “elles sentaient trop mauvais”. Il prit cependant plaisir à les démembrer, à les dépecer, à tanner leur peau et à les porter, comme un vêtement. Ed Gein voulait savoir ce que cela faisait d’être une femme, d’avoir des seins et un vagin. Il rêvait d’être une femme, tout en étant fasciné par leur pouvoir sexuel sur les hommes. Il collectionna alors des morceaux de corps, ainsi que des têtes. 

La curiosité du village commença lorsque Ed Gein montra sa collection de têtes réduites à un jeune garçon qu’il gardait. Il lui expliqua que ces têtes provenaient des mers du sud et qu’elles étaient des reliques de chasseurs de têtes. Le jeune garçon raconta tout cela aux autres du village, mais il ne fut pas pris au sérieux. D’autres garçons vinrent rendre visite à Gein par la suite et virent eux aussi des têtes de femme, mais ils pensaient avoir affaire à des costumes d’Halloween…
Les rumeurs commencèrent à enfler dans le village, bien que personne n’a pris au sérieux tout cela. Pourtant, la disparition de Bernice Worden, en 1954, aurait dû faire réfléchir sur ces histoires de têtes, mais tout le monde prenait Ed Gein à la rigolade.

Le cas Ed Gein : D’étranges disparitions

C’est en 1947 que la région de Plainfield fut l’objet de plusieurs disparitions inexpliquées. Le 1er mai, à Jefferson, Georgia Weckler, une petite fille, disparut sur le chemin de l’école. Une battue fut vite mis en place, afin de la retrouver, mais sans succès. Aucun témoin, aucun suspect, mais une seule preuve physique sur les lieux. Les traces de pneu d’une Ford.
En 1952, c’est Victor Travis et Ray Burgess qui disparurent après avoir passé quelques heures au bar, pour ne jamais les retrouver.
En 1953, Evelyn Hartley, 15 ans, fut enlevée durant une session de Baby-Sitting. C’est son père qui lança l’alerte, après que sa fille n’ait pas répondu à son appel. Il se rendit sur place et trouva toutes les portes et fenêtres fermées, sauf celle de la cave où une trace de sang était visible. Quelques jours plus tard, la police découvrit les affaires de la jeune Evelyn sur le bord d’une route. 

Les deux premiers cas de disparitions n’ont jamais été rattaché à Ed Gein, mais celui de la jeune fille oui, bien qu’il n’ait jamais avoué… 

Le 8 décembre 1954, Mary Hogan, patronne d’un bar, disparut mystérieusement. Les enquêteurs suspectèrent un meurtre lorsqu’ils découvrirent du sang sur le sol qui formait une traînée jusqu’au parking. Ils trouvèrent également une cartouche de fusil vide. Mary Hogan ne fut pas retrouvée.La police n’avait pas réellement de preuve sur cette histoire et des rumeurs coururent sur le compte de Mary Hogan, car celle-ci aurait été proche de la mafia de Chicago…
Elmo Ueeck, un des voisins d’Ed Gein discuta de cette disparition avec lui quelques semaines plus tard : Gein, qui se rendait assez régulièrement dans ce bar, avait l’air d’apprécier Mary Hogan et son voisin le taquina en lui affirmant que s’il l’avait courtisée plus intensément, elle serait sûrement avec lui à ce moment précis. Après quelques secondes de réflexion, Gein répondit timidement : « Elle n’a pas disparu. Elle est à la ferme ». Encore une fois, son voisin pensa qu’il plaisantait…

Il faudra attendre 3 ans de plus pour qu’Ed Gein se fasse prendre suite à au meurtre de Bernice Worden. Les policiers remarquèrent des similitudes dans le fonctionnement du meurtrier, puisqu’une cartouche a été retrouvé sur le sol. 
Alors que la ville était vide suite à l’ouverture de la chasse, la police pensait ne jamais retrouver l’auteur de ce meurtre, mais le fils de Bernice Worden, un adjoint du shérif, avait vu Gein parler à sa mère la veille du meurtre, pour lui demander de sortir avec lui. Elle avait refusé. De plus, un autre témoin l’avait aperçu traînant autour du magasin à l’heure de la disparition de sa propriétaire. Sur le comptoir, les policiers trouvèrent une facture pour de l’antigel, au nom d’Edward Gein.

L’alerte fut lancée et ils se rendirent donc à la ferme délabrée d’Ed Gein, couverte de neige, mais il était absent…

Le cas Ed Gein : L’horreur au grand jour

ATTENTION. CERTAINES ILLUSTRATIONS PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITÉ

Ed Gein sera retrouvé à côté de la boutique de sa tante et de son cousin à Plainfield. L’agent Chase et le shérif adjoint Spees lui demandèrent de lui raconter ce qu’il avait fait de sa journée. Gein s’exécuta mais, lorsque Chase lui demanda de se répéter, des contradictions flagrantes apparurent entre les deux versions. C’est à ce moment que Chase lui fit remarquer et qu’Ed Gein lui parla d’un coup monté contre lui quant à la disparition de Bernice Worden. Mais l’agent Chase ne lui avait pas parlé de cette disparition… Gein fut alors arrêté sur le champ.

Les équipes se rendirent alors chez Ed Gein et autant vous dire que personne ne s’attendait à cela… La ferme était plongée dans le noir, puisqu’il n’y avait pas l’électricité. Les pièces étaient poussiéreuses, mais rangées, sauf la cuisine et la chambre d’Ed Gein. Ils retrouvèrent des cartons, des habits, des magazines pornographiques, des boîtes de conserves et autres détritus à même le sol. L’odeur de pourriture et de décomposition embaumait la totalité de la ferme.
C’est dans la cuisine que le shérif trouva une grande carcasse qui se balançait, pendue à une poutre. Cette carcasse avait été décapitée, éventrée et vidée de ses entrailles. Le shérif n’en fit pas cas au départ, puisque c’était courant dans cette région de chasseur de trouver des rennes dans cet état. Il lui aura fallu un petit moment pour se rendre compte que cette carcasse n’était autre que le corps de Bernice Worden

Des générateurs furent amenés par la suite pour éclairer tous les recoins de la ferme. Des policiers de la région et des enquêteurs du laboratoire criminel du comté se joignirent aux équipes, mais l’horreur ne faisait que commencer…
Ils tombèrent d’abord sur un bol à l’allure étrange qui se révéla être le haut d’un crâne humain. Les abat-jours et la corbeille à papiers étaient fait de peau humaine. Un fauteuil était lui aussi en peau humaine et le lit d’ Ed Gein était décoré avec des crânes. Des sexes de femmes desséchés furent découverts dans une boîte à chaussures, ainsi qu’une ceinture faite de mamelons, mais aussi des têtes humaines réduites (en fait des « masques de peau » remplis de chiffons), et quatre nez….
Ils finirent également par trouver la tête de Bernice Worden et celle, desséchée, de Mary Hogan. Le cœur de Bernice Worden était emballé dans un sac plastique et ses entrailles reposaient non loin, recouvertes d’un vieux costume.

Plus les équipes de police fouillaient la maison et plus les policiers dégoûtés trouvaient des atrocités. Ils mirent finalement la main sur un costume entièrement en peau humaine, présentant des « jambières » ainsi que de véritables seins et un sexe féminin.
A leur grande surprise, les autres pièces de la ferme étaient propres et inoccupées. Ils ôtèrent les planches que Gein avait clouées sur les portes et découvrirent des pièces tout à fait normales, mais couvertes de poussière du sol au plafond. Ils comprirent que Gein avait créé une sorte de mausolée pour Augusta, sa mère.
Les policiers se décidèrent alors à fouiller le reste de la ferme et le terrain qui l’entourait. Il était possible qu’Ed Gein ait tué d’autres personnes qui auraient pu être enterrées sur sa ferme, tels que Georgia Weckler, Victor Travis, Ray Burgess, Evelyn Hartley…

Je ne vais pas m’étendre davantage sur la suite de cette histoire, mais sachez qu’Ed Gein ne fut pas jugé sain d’esprit dans un premier temps par la justice. Il faudra alors attendre 10 ans de plus pour qu’elle se rétracte et le juge pour le meurtre Bernice Worden. 
Durant ce laps de temps, les autorités déterrèrent les restes de corps d’une dizaine de femme dans le jardin. Il s’avéra par la suite qu’Ed Gein avait profané quelques tombes. Il tombèrent également sur un squelette, mais également sur deux vagins frais dans la cuisine…

La folie était pourtant bien là chez Ed Gein, puisqu’il fut considéré comme schizophrène. Il faut savoir qu’Ed Gein répondit aux différentes accusations d’une manière complètement détachée, parfois même avec humour. Il expliqua avoir fait tout ça s’en rendre compte… Gein concéda, après coup, qu’il avait eu l’idée de ramener sa mère d’entre les morts, à travers le corps d’une autre femme. Il lui arriva de porter les vêtements de sa mère et il devint obsédé par le corps féminin.
Toutefois, il ne savait pas vraiment s’il aimait juste les corps féminins, s’il voulait être une femme ou s’il appréciait seulement de toucher leurs sexes. Il pensa à être castré, voire à recourir à la chirurgie pour devenir transexuel. Puis il décida que porter un sexe féminin au-dessus du sien devrait suffire. Il se créa donc son costume de peau et  collectionna les sexes de femmes décédées. Il raconta qu’il lui arriva de revêtir son costume puis de danser devant sa ferme, la nuit. Finalement, en revêtant un autre sexe et une autre personnalité, Gein réalisait à la fois son fantasme de transsexualité, mais faisait également revivre sa mère. Il voulait recréer sa mère, entrer physiquement dans son corps et devenir elle.

Son histoire a terrifié l’Amérique et a transformé la vie des habitants de Plainfield. Les curieux et autres amateurs d’horreurs se ruèrent dans le village pour admirer la vieille ferme d’Ed Gein. Les médias arrivèrent en masse et donnèrent tout les détails de l’enquête. Une enchère fut même mis en place, afin d’acheter des objets lui appartenant. L’horreur prit fin lorsque la ferme délabrée fut brûlée. 

Ed Gein, quant à lui, mourut paisiblement le 26 juillet 1984, à l’âge de 77 ans…

Sources : 

Hondelatte raconte : Edward Gein, le tueur légendaire du Wisconsin

L’affaire Ed Gein : Confessions et dossier psychiatrique d’un tueur nécrophile par John Borowski

6 commentaires sur « Quand le cinéma d’horreur s’inspire du réel : Le cas Ed Gein »

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