Le Corps de Stephen King : Rite iniatique

Dans cette course à la nouveauté, il est parfois inconcevable de relire un roman ou une nouvelle que l’on connaît déjà. Je suis parfois dépassé par les événements, par ce rythme effréné de lecture. Je trouve qu’il est sain de se replonger dans une oeuvre qui nous fait du bien, qui nous a marqué lors des années précédentes, histoire de revenir en pleine forme.

J’ai profité des nouvelles versions de Brume et de Le Corps de Stephen King en format individuel chez Albin Michel, dans la collection jeunesse, afin de me replonger dans Le Corps, véritable initiatique

La 4eme de couverture

J’allais sur mes treize ans quand j’ai vu un mort pour la première fois. Parfois, il me semble que ce n’est pas si lointain. Surtout les nuits où je me réveille de ce rêve où la grêle tombe dans ses yeux ouverts. Été 1962, quatre adolescents un peu fous s’élancent le long de la voie ferrée, à la recherche d’aventure, de frisson… de danger ?

Le Corps : Rite initiatique

Cet avis sera sûrement plus court qu’à l’accoutumé, puisque je vais parler d’une nouvelle et non d’un roman. Pourtant, il y en aurait des choses à dire sur cette histoire, mais je préfère ne pas trop le faire, histoire que vous gardiez un peu de surprise avec Le Corps.
Je préfère tout de même vous mettre en garde. Cette lecture pourra vous déstabiliser, vous faire penser que celle-ci est mauvaise, inutile, lourde et j’en passe, mais il n’en est rien. Le Corps est le genre d’histoire qui ne plaît pas à tout le monde et qui ne pourra parler aux amateurs de Stephen King, car il parle de lui ici, mais je reviendrai dessus dans quelques instants.
Le Corps est une histoire assez simple qui se passe dans le Maine, dans les années 60, sur seulement quelques jours. Cette histoire est racontée par Gordie LaChance, lorsque celui-ci est adulte. Il nous embarque alors dans ses souvenirs d’enfance et plus particulièrement ceux de l’été 62, lorsqu’il partit à la recherche du corps d’un enfant disparu avec trois de ses amis.

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L’histoire est donc simple, en apparence, mais Stephen King nous livre ici une oeuvre quasi autobiographique sur ses souvenirs d’enfance. Il est indéniable que Gordon LaChance soit son alter-ego dans Le Corps. Le style qui est utilisé dans cette histoire peut ne pas vous plaire, tant elle semble simpliste, parfois lourde, voire à côté de la plaque, mais il ne faut pas oublier que le narrateur n’est autre qu’un enfant de 13 ans. Si on passe sur cet aspect, Stephen King nous propose une histoire pleine de nostalgie sur une bande d’amis devant faire face à des problèmes d’adultes. Cette quête pour retrouver le corps de cet adolescent disparu est en quelque sorte un rite initiatique permettant à chacun de devenir grandir, tout en mettant en jeu leur amitié. Comme King le dit si bien : “Plus jamais je n’ai eu d’amis comme à douze ans.” Je me suis retrouvé dans cette idée et dans cette histoire, je me suis revu au même âge parcourir mon village sur mon vélo, partant à l’aventure avec mes amis et devant esquiver les brutes. Nous étions à un stade où l’insouciance faisait face à l’expérience de la dureté de la vie. Le corps, c’est exactement cela au final et c’est ce qui en fait une oeuvre importante à mes yeux. 


Je ne peux vous en dire plus de cette nouvelle et je ne peux que vous conseiller de la lire, même si je prends un risque sur ce coup. Je sais qu’on ne peut pas tous être touché par ce côté nostalgique, surtout si on n’a jamais vécu de moments comme celui-ci, mais Le Corps reste une nouvelle grandiose. En tout cas, cette nouvelle se trouve dans le recueil Différentes Saisons, mais n’hésitez pas à vous la procurer dans son nouveau format chez Albin Michel dans la collection jeunesse, tant la couverture est magnifique. N’hésitez pas non plus à voir ou revoir Stand By Me, la merveilleuse adaptation cinématographique signée Rob Reiner. Idéal pour le challenge Automne du King

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