Cinq films sortis en 1991 (A.K.A la meilleure année)

Il est sept heures du matin lorsque j’écris ces quelques lignes. Aujourd’hui, je me sens lasse, je me sens dépassé, je me sens vieux. J’ai l’impression d’être passé de l’autre côté de la barrière, celle du : “C’était mieux avant”… Cinéma, musique, série TV. Tout me semble meilleur hier qu’aujourd’hui. 

Je sais que je ne suis pas seul à faire ce constat. Mais ça me désole quand même. Je crois que l’idée du TOP du mois est tout trouvé. Je vais vous parler des cinq films sortis en 1991 qui m’ont marqué.

Pourquoi 1991 ? Parce que c’est l’année où je suis né.

Pourquoi en novembre ? Parce que c’est mon mois de naissance tout simplement.

Je vais devoir le répéter encore et toujours, mais ce TOP est réalisé de façon subjective. Il reflète de mes goûts (qui peuvent être douteux), de mes ressentis et surtout de ma nostalgie.

Ah ! Une dernière chose. Je me suis permis de mettre des films sortis en 1990 aux US, mais en 1991 en France. Ouais, je suis un petit malin…

Cinq films sortis en 1991 (A.K.A la meilleure année)

Terminator 2 : Le jugement dernier de James Cameron

Je peux dire que ce film fait partie intégrante de mes souvenirs d’enfance. Je me souviens du coffret DVD de mon papa, du nombre incalculable de fois où je l’ai vissionné et de ses personnages. James Cameron prouve qu’il est possible de faire une excellente suite à un premier opus, voire de le surpasser. J’ai encore du mal à les partager, tant les deux oeuvres ont une approche différente, mais je place cette suite tout de même devant. Le réalisateur a créée un des monstres les plus iconiques du cinéma SF, voire de l’horreur. Car oui, je persiste et signe à dire que le T-800 et sa première apparition se rapproche du Slasher. James Cameron a inventé une machine dénuée de sentiment, enfin presque, qui n’est présente que pour tuer. Outre le fait que Cameron nous parle de l’avènement des machines et la toute puissance de l’intelligence artificielle, c’est bien le terminator qui nous fait le plus peur.
Il aura tout même fallu attendre sept ans pour voir une suite arrivée (j’ai vu le 2 avant le 1 pour ma part), alors que James Cameron n’était pas très chaud de base. Pourtant, il nous offre un film qui révolutionnera le monde du cinéma, que ce soit par son budget (premier film à atteindre la barre des cents millions), mais aussi par ses effets spéciaux. James Cameron arrive avec un film spectaculaire, un divertissement qui enterre, encore aujourd’hui, la concurrence. C’est intelligent, drôle, et finement interprété par les acteurs. Linda Hamilton nous offre un véritable personnage féminin, une guerrière prête à tout pour la survie de l’humanité. Entre action, road movie et western (dans sa dernière partie), Terminator 2 : Le jugement dernier est, pour moi, LE meilleur film de cette année 1991.

Le Silence des agneaux de Jonathan Demme

J’ai mis plus de temps à le voir celui-ci, sans même savoir que c’était une adaptation du célèbre roman de Thomas Harris. En fait, je ne savais pas grand chose de cette histoire, seulement que c’était un grand film et que je n’avais pas vraiment le droit de le regarder quand j’étais plus jeune. Mais bon, je profitais de l’absence de mes parents pour le mettre dans le lecteur DVD et la claque… Le Silence des agneaux de Jonathan Demme est un excellent thriller, mais aussi une très bonne adaptation. Le long métrage a peut-être un peu vieilli depuis, mais il n’en reste pas moins incontournable. Que ce soit par le ton froid, parfois austère que le réalisateur apporte à son long métrage, mettant en avant cette sensation de malaise et de lourdeur de l’enquête ou bien par le jeu d’acteur d’Anthony Hopkins, qui n’aura jamais été aussi effrayant qu’en Hannibal Lecter.
On se délecte de suivre cette enquête de la jeune Clarice Starling qui doit faire ses preuves dans ce monde d’homme. On suit les indices, les cadavres. On tremble à l’idée de retrouver le tueur. On admire le travail du réalisateur qui maîtrise la tension à la perfection. Je ne vous parlerai même pas de ce final qui met en exergue la sensation de stress et de peur, face à Buffalo Bill et sa paire de lunette infrarouges. Jonathan Demme s’appuie sur le roman éponyme de Thomas Harris pour nous offrir un thriller intelligent, qui ne cherche pas à jouer sur un rythme agressif. La psychologie des personnages est tellement forte, que l’on se sent attiré par Hannibal le cannibale.

Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro

Seul film français de la sélection et pas des moindres. Delicatessen est une véritable petite pépite de poésie et d’absurde que je vous conseille fortement de voir au moins une fois. Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro offre un bijou du cinéma, une oeuvre d’art qu’on aimerait découvrir en salle plus souvent. Delicatessen, c’est un univers à part, un monde unique mis en scène avec brio par ce duo de réalisateur. Déjà l’histoire n’est pas banale, puisque l’on suit les habitants d’un immeuble, tous plus fantasque les uns que les autres. Nous avons le boucher qui tue les nouveaux habitants pour nourrir les anciens, une dame qui tente de se suicider, mais qui échoue à chaque tentative, un homme qui a inondé son appartement pour y mettre des grenouilles et escargots et encore tant d’autre. Je vous avais prévenu que Delicatessen était particulier.Ce film est aussi un bijou de mise en scène, puisque les deux réalisateurs nous proposent des mouvements de caméra incroyables. Delicatessen est une expérience à vivre. Une poésie inclassable, fantasque, drôle, ingénieux, bizarre. 

Je ne vous en dis pas plus, parce que tout ça m’a donné envie d’en faire une chronique bien plus complète à l’avenir.

L’échelle de Jacob d’Adrian Lyne

J’ai vu ce film sur le tard, genre il y a tout juste trois ans. Ce film ne m’était pas inconnu, puisque plébiscité par bon nombre de cinéphile, mais il y avait comme une aura autour. Quelque chose de mystérieux qui me faisait peur. Je craignais d’être face à une oeuvre incompréhensible, trop technique pour moi. Vous savez quoi ? C’est ce que j’ai eu finalement, mais je ne regrette pas ce voyage. Il était extraordinaire.
Tout comme Delicatessen, je ne vais pas m’étendre vraiment dessus, puisque l’envie d’en parler plus longuement me trotte dans la tête quelques mois déjà. Le soucis, c’est que L’échelle de Jacob est si vaste, si particulier, si fort, que j’ai peur de me perdre en route. J’ai peur de m’enfoncer dans la folie de ce film, tant il m’a marqué et reste gravé en moi depuis ce temps. Ce film, c’est le genre de long métrage qui met du temps à s’imprégner en toi. C’est le genre qui prend son temps, qui pose des plans incroyables. Des plans qui vont te mettre mal à l’aise, sans vraiment savoir pourquoi. Il y a quelque chose de particulier qui flotte dans l’atmosphère de ce film. On n’est jamais vraiment prêt à avoir tout ce qui suit devant les yeux et pourtant…
L’échelle de Jacob fait partie de moi depuis que je l’ai vu et il ne se passe pas une seule journée sans qu’un plan me revienne en tête, m’obsède, me fascine et me terrifie. L’échelle de Jacob est un film puissant, fantastique, perturbant, inoubliable, unique. Adrian Lyne a réalisé un chef-d’oeuvre, son chef-d’oeuvre et je l’en remercie pour ça. 

La famille Addams de Barry Sonnenfeld

Je termine sur quelque chose de bien plus léger. Plaisir coupable ou madeleine de Proust, La famille Addams est le type de film dont je ne me lasse pas de revoir chaque année, tant j’aime tout ce qu’il contient. En plus, cerise sur le gâteau, je partage cette sensation avec Madame.
Barry Sonnenfeld nous offre un film déjanté sur une famille qui l’est tout autant. Véritable conte et comédie gothique, La Famille Addams est un véritable bonbon acidulé et cynique dont les répliques font mouches à tous les coups. Les gags s’enchaînent sans aucun temps morts, sans fausses notes et surtout sans aucune répétition. On aime cette famille si attachante. On aime cette folie qui les anime. On ne porte jamais un regard supérieur sur eux, tant les personnages nous fascinent. J’aime particulièrement la folie qui habite Gomez (Raul Julia), visible dans son regard. Les acteurs sont tous excellents et on sent qu’ils jouent par plaisir. Barry Sonnenfeld réussit à être audacieux dans sa mise en scène, tout en restant grand public, afin d’offrir le film familial par excellence.


Voilà, ma sélection touche à sa fin. Je serai curieux de connaître votre sélection quant à cette année 1991, mais aussi par rapport à votre propre date de naissance. 

11 commentaires Ajouter un commentaire

  1. princecranoir dit :

    Touchante selection j’avoue, qui me ramène quelques années en arrière.
    J’ai vu quelques uns de ces titres à leur sortie en salle (eh oui, je suis né avant 91), et mes sentiments ont évolué pour la plupart d’entre eux : Delicatessen, que j’avais beaucoup aimé à l’époque aujourd’hui ne me dit plus rien, lassé du style Jeunet. Par contre T2 que j’avais snobé à l’époque est à mes yeux un sommet de la carrière de Cameron.

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    1. tomabooks dit :

      Merci d’être passé par là 🙂
      Quel bonheur d’avoir vécu quelques uns de ces films au cinéma ! Je comprends pour Jeunet qui est, assez répétitif dans ses effets, mais je garde tout de même un profond attachement pour ces deux premiers films.
      Du coup, j’ai une question. Vous étiez nombreux à avoir snobé T2 à l’époque ?

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      1. princecranoir dit :

        Non, j’avoue, j’étais un peu l’exception par rapport à mes camarades. Le film était clairement le blockbuster du moment, précédé d’une BA explosive et efficace. A l’époque on ne faisait peut-être pas la différence entre les films de Schwarzie gonflés à la testostérone et le actioners un peu plus futés comme ceux de Cameron.

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  2. Ho Terminator et le Silence des Agneaux !😍

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  3. Moonlight dit :

    Oooh, c’est une super idée d’article ça ! 😀
    En tout cas, tu as de la chance, 1991 est une super année pour le cinéma ! *-*
    Et je ne sais pas quand tu es né précisément, mais bon anniversaire, en avance ou en retard… 😀

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    1. tomabooks dit :

      Tu as encore un peu d’avance, mais merci 🙂 (c’est le 25)
      J’avoue que 1991 a été une année fructueuse pour le cinéma, mais il y en a tellement d’autres encore 🙂
      Tout ça m’a donné envie de faire un TOP par année, mais aussi par décennie (mais il faut encore que je regarde beaucoup de films :p)

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  4. Je te rejoins à 100% sur ton film n°1 ! J’avais 11 piges lorsque j’ai découvert T2 en salle, je te raconte même pas la trempe (en acier, la trempe), film culte direct ! Rien à ajouter sur les inoxydables Le Silence des agneaux et L’Échelle de Jacob. En ce qui me concerne, je ferais bien une petite place au superbe Thelma & Louise et au Point Break de la grande Kathryn. Et en bonus, je ne résisterais pas à l’envie de ressortir des enfers un très bon Wes Craven : Le Sous-Sol de la peur (chouette souvenir de vidéo club…).

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    1. tomabooks dit :

      Ah très bon choix ! Je regrette d’être trop jeune pour avoir vécu la sortie de T2 en salle, mais bon je me suis rattrapé depuis et c’est le principal 🙂
      Le Sous-Sol de la peur est un des rares Craven que je n’ai pas encore vu… Beaucoup de mal à le trouver d’ailleurs !

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  5. Salut 🙂 je découvre ton blog et je suis tout à fait d’accord avec cette sélection: il semblerait que nous ayons les mêmes références ! Le Silence des Agneaux est un des films cultes de ma jeunesse ❤ Clarice Starling et Hannibal Lecter quel duo de choc ce film est tellement culte… Et bien sur la Famille Adams… (et tout à coup je repense aussi à Casper et à Beetlejuice ..? dans le même genre d'atmosphère mais pas le même ton) … super idée ce petit flash back … me donne envie de creuser la question aussi 😉 A bientôt

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    1. tomabooks dit :

      Ne te gêne pas pour refaire ce genre d’article 😉. En tout cas, ça fait plaisir de partager les mêmes goûts avec quelqu’un ! Le silence des agneaux est devenu une véritable institution chez moi et j’aimerais que chaque film policier prenne l’exemple sur sa réalisation 😀
      Sinon, je suis d’accord pour Beetlejuice, mais moins pour Casper (qui est pour moi comme une sorte de copie des Addams mais sans sa folie) 😉

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      1. Oui c’est sûr que c’est pas la même ambiance. Casper n’est pas une comédie à mes yeux, contrairement à la famille Adams : c’est nostalgique, c’est un peu poétique et triste … pour moi c’est presque comme l’atmosphère de Edouard aux Mains d’Argent (<3 )
        Merci, je pense effectivement suivre ton idée et je te citerai si je publie ce genre d'article :p

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