Danse Macabre – Petits Soldats de Stephen King

Pourtant peu friand du format de la nouvelle, il me fallait quelque chose de rapide à lire pour compenser ma lecture en cours qui va me prendre un peu de temps. Pour infos, je suis en pleine lecture du roman Le Prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon paru aux Editions De Saxus en octobre dernier. Une belle brique Fantasy de presque 1000 pages…

Je pense vous faire quelques retours de nouvelles dans les prochains jours, voire les prochaines semaines pour ne pas vous laisser orphelin de chronique !
Bien évidemment, la critique de nouvelle est un tout autre exercice et je ne sais même pas si je vais réussir à en faire quelque chose de bien, mais il faut tenter dans la vie.

Aujourd’hui, je vais vous parler de la nouvelle Petits Soldats de Stephen King qui est disponible dans le recueil Danse Macabre. Cette nouvelle est publiée pour la première fois en 1976 et ne comporte que dix pages. Une lecture idéale pour le challenge Automne du King

John Renshaw est un tueur à gages qui vient de remplir son dernier contrat en assassinant Hans Morris, le fondateur de la Morris Toy Company, une fabrique de jouets. À son retour dans son penthouse, un paquet envoyé par la mère de Morris l’attend.

Danse Macabre – Petits Soldats

Dix pages à lire. Dix pages où le maître de l’horreur y insuffle son géni pour nous faire vivre une drôle d’expérience, mais surtout un retour en enfance explosif. Qui n’a jamais joué aux petits soldats ? Le maître de l’horreur part de ce point pour nous offrir un huis-clos d’une précision clinique pour nous faire vivre un bon petit moment de tension qui monte crescendo. Stephen King organise sa courte histoire de façon à ce que l’on soit tout de suite dans le feu de l’action, dans l’adrénaline, l’incompréhension et même la peur.
Qu’on ne s’y trompe pas, le maître de l’horreur invente une histoire ou du moins reprend une idée que l’on connaît tous, mais à sa manière. Le King nous évoque le soulèvement des machines, enfin des petites figurines face à l’Homme et plus particulièrement face à John Renshaw qui vient de tuer leur créateur. Les petits soldats sont là pour se venger et ils vont s’attaquer à notre personnage qui va tenter de se défendre dans son penthouse.
Les scènes sont chirurgicales, comme si nous étions au cœur d’un conflit armé. Toutes les attaques sont précises et nous suivons la progression des petits soldats dans cette attaque. Les scènes graphiques ne sont pas mises en avant pour le coup, mais c’est notre peur du soulèvement de certains jouets qui arrive petit à petit, jusqu’au final qui dispose d’une chute parfaite.

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La peur du soulèvement des machines est bien présente, mais j’y vois également une critique faite autour de la guerre et de son industrialisation, voire de sa stylisation auprès du jeune public. Les petits soldats, inoffensifs sur le papier, ne sont que la représentation d’un instrument de mort que l’on met entre les mains des enfants et ce dès le plus jeune âge. Je m’égare peut-être, qui sait. Si vous voulez vous pencher sur un long métrage qui traite de cette idée, je vous invite à voir ou à revoir Small Soldiers de Joe Dante.

Je vous laisse avec l’adaptation qui en a été faite en 2006 dans la série Rêves et cauchemars. Oui, on arrive à faire un épisode de 50 minutes sur une nouvelle de dix pages. On a bien réussi à faire trois films de presque trois heures chacun sur un roman de trois cents pages… 

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