La perfection du Crime de Helen Fields: première réussie !

Je reviens vers vous aujourd’hui afin de vous parler d’un thriller que j’ai rarement vu sur les réseaux sociaux. Alors, on va revenir à l’éternelle question qui consiste à penser que ce que l’on ne voit pas n’est pas forcément bon et que ce que l’on voit à outrance est gage de qualité ? Et bien, la question se pose. J’ai passé une agréable lecture en compagnie de ces personnages et l’intrigue m’a emmené là où elle voulait. J’étais en Écosse, un pays qui m’attire par bien des aspects. J’étais captivé par ce flic, débarqué d’Interpol, d’origine française qui plus est, dont l’histoire touchante m’a attristé. Alors, messieurs dames, ce que l’on voit peu passer ne veut pas forcément dire que c’est mauvais, loin de là. Moins connu, moins plébiscité et sûrement moins véhiculé sur les réseaux sociaux. Allez, j’arrête de baratiner. Je vous emmène dans ma chronique de La perfection du Crime, écrit par Helen Fields, et l’objet d’une lecture commune avec la charmante Andréa.

Plongée dans un esprit torturé

Dès les premières pages, nous sommes dans le grand bain avec la compagnie d’un esprit malade. Un homme qui se voit des raisons louables à ses agissements, se trouvent des excuses toutes trouvées et nous montre l’ampleur de la chose. Bref, nous sommes au côté d’un sociopathe ingénieux, refoulé par ce qui l’entoure, qui a pensé à chaque détail de son plan dans les moindres possibilités. Chevronné, il réussit un tour de force incroyable et berne toute une ville. Habile le monsieur. Andréa a trouvé que ses chapitres cassaient quelque peu le rythme de l’autre intrigue. Personnellement, en plus d’y trouver un certain amusement dans ces scènes, j’ai pensé que ça apportait énormément d’un point de vue informatif, pour comprendre sa philosophie, sa façon de penser, d’opérer mais aussi pour voir à quel point les flics étaient vraiment à la rue. Pour moi, ça a été une réussite de ce point de vue là, bien que ce ne soit pas tant le cynisme et la dose de perversion qu’avait ce type qui m’a fait apprécier le bouquin. Non, ma lecture s’est révélée excellente par l’apport pour le moins équivoque du personnage principal, Luc Callanagh.

Un duo d’enquêteurs prometteurs

Je sais déjà que l’on retrouve les deux personnages dans le 2e livre de l’autrice. Mais ça a été ici une mise en bouche des plus exquises. C’est assez drôle de dire que j’ai clamé mon amour pour Steve Cavanagh durant des semaines et de retrouver un personnage qui a quasiment le même nom de famille ! Luc Callanagh est mi-français, mi-écossais. Il a passé une partie de sa jeune vie à Interpol avant d’être contraint de prendre le large. La raison ? Une affaire sombre et déroutante pour cet homme qui se voyait déjà gravir les échelons. Résultat ? Il se retrouve à renouer les racines qu’il possède en Écosse, à Edimbourg plus précisément et il se retrouve propulsé à la tête d’une équipe qui refuse d’emblée son autorité, comptant des fortes têtes, qui ne veulent pas du « français » alors que des éléments probants pouvaient prétendre à cette place là.

Callanagh va prendre cette place. A force de raison, d’autorité, de clémence, de connaissances. Il va s’y faire, durement, à cette vie. Il va faire ses gammes. On lui mettra des bâtons dans les roues, même ses hommes, sa hiérarchie. Mais il va lutter pour garder le cap, et le tout au côté d’une femme flic, Ava Turner, elle aussi débordant d’un charisme salutaire qui fait honneur aux femmes flics des romans policiers et thrillers. Ce duo va s’entraider dans leurs enquêtes respectives, apprendre à se connaître, raconter leur vie, se foutre dans la merde. Bref, ce duo va s’appréhender de la meilleure des façons pour se retrouver au devant de l’affiche et des honneurs. J’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de ces deux personnages que je compte retrouver très vite, dans ce cadre écossais à la fois chaleureux et énigmatique. J’adore l’Écosse, et je prend rendez-vous avec Helen Fields pour m’en faire découvrir les aspects dans ses prochaines bouquins. Petit bémol, pour Andréa plus que pour moi, même si je suis d’accord avec elle, la fin semble bien trop rapide et vite expédiée alors que quelques pages supplémentaires auraient pu être appréciables. Mais au vu de la qualité du livre, on va pas se contenter de dénigrer les miettes. C’est une première réussie !

Pour conclure

Helen Fields signe un premier roman réussi. Des personnages plaisants et humains et un tueur aux antipodes de l’humanité, bien qu’ayant des raisons louables. J’ai beaucoup apprécié cette lecture, commune qui plus est avec Mabookinerie sur Instagram. Je recommande chaudement cette lecture !

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