Hypnose de Peter James : chronique d’une âme errante

Vite lu, vite oublié.

Aujourd’hui, je vous parle du roman Hypnose de Peter James dans une chronique d’une âme errante, publié aux Éditions Bragelonne et disponible également chez Milady.

La 4eme de couverture

Après l’installation de Charley et son mari Tom à Elmwood Mill, de sinistres souvenirs d’une vie antérieure commencent à hanter Charley. Ces souvenirs deviennent de plus en plus saisissants et terrifiants et en explorant son passé, Charley ouvre involontairement un boîte de Pandore maléfique…

Hypnose : chronique d’une âme errante

Je préfère vous prévenir tout de suite, cette chronique va être assez particulière. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n’ai pas grand-chose à en dire…

Je dois dire que ça partait bien et que l’auteur avait réussi à m’accrocher dès les premières pages avec l’installation d’une thématique énigmatique et des visions qui pourraient en faire frissonner plus d’un. De plus, Peter James réussit à installer une ambiance à la fois lourde et lugubre en seulement quelques phrases, si bien que l’on se projette dans cette histoire. L’auteur nous vend une atmosphère horrifique comme on rêve et on espère que tout cela va tenir dans le temps…
Bien que Peter James livre ici un roman qui pourra intéresser les amateurs de thriller teinté de surnaturel et d’horreur, tant tous les ingrédients sont distillés tout au long de cette histoire. Je trouve qu’Hypnose en regroupe peut-être un peu trop, ce qui finit par lasser à la longue. On retrouve bien évidemment le couple de citadin qui tente de fuir la folie de la grande ville et son stress pour une vieille bâtisse isolée de tout, les chutes instantanées de températures dans certaines pièces, des apparitions, des bruits soudains, un chien qui s’agite et des personnes mortes qui semblent hanter certains chemins… Une première drôle d’impression s’est emparé de moi au bout de cent pages. Bien que la thématique soit différente, je n’ai pas pu m’empêcher de voir de grosses similitudes dans le style et dans certaines phrases avec son dernier roman, La maison des oubliés (qui avait été un véritable fiasco pour moi).

hypnose-peter-james

Peter James expose une thématique qui aurait pu m’entraîner dans les abîmes, mais je trouve qu’il n’a pas su l’exploiter au maximum, puisque l’on devine assez facilement ce qui va bien pouvoir se passer pour notre héroïne. Je dois dire que seul les séances d’hypnoses ont apportés un intérêt dans cette histoire et c’est ce qui pêche dans ce roman. Cette régression par l’hypnose a quelque chose de fascinant et en même temps d’assez troublant, si bien que l’auteur parvient à nous fasciner en seulement quelques lignes. C’est dans ses moments-là que Peter James réussit à nous maintenir éveillé, sur nos gardes pour ne pas plonger dans l’horreur d’une ancienne vie. La fascination est-elle que la thématique reste en mémoire et prend le dessus sur l’histoire de ce roman…
Pour ce qui est du reste, l’auteur ne réussit pas, selon moi, à nous provoquer la moindre émotion pour ses personnages et encore moins pour l’héroïne de cette histoire. On ne ressent rien, on ne cherche même plus à compatir de son sort et de ses choix. On lit, on subit, on survole et on oublie cette histoire comme une âme errante.


Que reste-t-il après avoir refermé ce roman ? Pas grand-chose malheureusement. On retient avant tout la thématique de la régression par l’hypnose qui me fascine et me terrifie par la même occasion. Le reste n’est qu’ennui pour moi, si bien que je ne me souviens déjà plus vraiment des personnages. Je crois que mon cerveau a voulu occulter cette lecture et j’espère que mon esprit ne me fera pas revivre ce moment…

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Adlyn dit :

    Quel dommage quand une bonne thématique est mal exploitée ! Portée par une bonne intrigue, l’hypnose aurait tout pour faire frissonner : l’idée d’objectification, de soumission à la volonté de quelqu’un d’autre ou encore de chute dans le gouffre de ses propres souvenirs… C’était pas mal traité dans le film Get Out, je trouve, mais avec l’espace d’expression d’un roman, ça permettrait un vrai développement psychologique.

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    1. tomabooks dit :

      Il n’a d’hypnose que le nom parce qu’on ne l’évoque pas tant que ça finalement… Mais je suis d’accord avec toi sur le fait que la soumission à un autre aurait pu apporter quelque chose de fort au niveau de l’angoisse.

      Aimé par 1 personne

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