Siège 7A de Sebastian Fitzek: Impeccable.

Comme chaque année, ou presque selon les temps de traduction, c’est toujours un plaisir pour moi de retrouver un auteur que j’apprécie, qui me fait passer d’agréables moments de lecture. Le maître du thriller allemand récidive, une fois encore. Ce dernier propose chaque fois des histoires différentes, « one shot », où il développe différents personnages et nous propose des intrigues variées. Son style caractéristique, lui, se définit par l’immersion d’un lecteur au sein d’une histoire. Ce que j’apprécie particulièrement chez Fitzek, ce sont les sujets sur lesquels il planche chaque fois.

  • Mémoire cachée, avec la faim dans le monde.
  • Passager 23, avec les disparitions lors des croisières.
  • Plus récemment, Le colis, qui développait avec force la facilité de prendre une existence et le danger des réseaux sociaux que l’on voit de plus en plus pulluler partout.
  • Et avec Siège 7A, il s’agit de mettre en fond les lignes aériennes et donc les avions.

Un psychiatre se voit contraindre de manipuler une ancienne patiente pour faire crasher l’avion, sans quoi sa fille, qui l’attend à Berlin sur le point d’accoucher, mourra.
Rien ne me réjouit plus que ces deux dernières lignes pour stimuler mon envie et plonger corps et âme dans ce nouveau thriller. En deux aprem, c’était torché. C’est l’effet qu’a Sebastian Fitzek sur moi. Un de ses meilleurs thrillers, où j’ai retrouvé son intelligence, supérieur au Colis, et même à Passager 23. La documentation est excellente et on s’attache fortement aux deux personnages. De plus, les sujets traités sont d’actualités.

Mais qu’est-ce qui m’a donc si plu ? Passons aux choses sérieuses.

Ps: SP reçu de Mylène des Éditions archipel. Je l’en remercie énormément !

Deux cadres différents mais une tension permanente

Un vol Buenos-Aires – Berlin, extrême longue durée. Un passager qui a la phobie de l’avion, qui se prend cinq sièges, choisis stratégiquement en fonction des survivants de différents crashs. Ce passager, il est psychiatre. Et très vite, il reçoit un coup de fil inquiétant, menaçant, faisant trembler ses moindres repères et mettant à mal ses barrières. Il flanche vite. Sa fille, seule famille restante, est en grand danger. Et il a plutôt intérêt à coopérer. Pour cela, rien de plus simple: manipuler l’esprit encore fragile de son ancienne patiente, qu’il a soigné à l’aide de plusieurs thérapies des années plus tôt. Cette patiente voulait se suicider et faire plonger toute une école avec elle. Autant dire qu’en réveillant ses peurs, le psychiatre obtiendrait vite ce que le maître chanteur souhaite: le crash de l’appareil. Le ton est donné de ce côté.

Une femme, ayant été récemment larguée, enceinte, se prépare à prendre un taxi. Ce dernier est à l’heure. Elle commence à perdre les eaux. Des discussions aimables dans le taxi jusqu’à ce que l’homme dise le prénom de cette dernière. L’a-t-elle prononcé ? Elle n’en a pas souvenir. Ses doutes s’envolent lorsque l’individu ne prend pas la direction de l’hôpital mais l’emmène dans un lieu isolé, la kidnappe. Elle est seule, et pleure ce père qui la fuit des années plus tôt, dont elle a accepté de le recevoir à la naissance de l’enfant. Problème ? Elle est séropositive, et si son bébé venait à naître dans ses conditions, il mourrait. Le ton est également donné ici.

Diversités de point de vue et tension ascendante

Dans Siège 7-A, on ne s’en tient pas aux deux points de vue, que sont le père et la fille. D’autres personnages, autant importants, ont leur rôle dans cette histoire. La force des personnages est étonnante et tous m’ont captivé, que ce soit leurs peurs, leur puissance ou leurs faiblesses. On apprécie des personnages vivants et c’est le cas dans ce roman.

La tension, elle, monte d’un cran toutes les trente pages environ. On se prend certaines claques, dont je n’ai pu me relever. Des personnages que l’on voit et d’autres qui sortent de nulles part pour nous porter l’estocade… mortelle. Le roman suit une trajectoire ascendante, au contraire de l’appareil qui lui, doit absolument atterrir en mer et tuer les quelques 600 passagers. La plus grande arme létale est bel et bien l’esprit humain, d’autant plus lorsque l’on est psychiatre.
Ce roman possède une force certaine et donne également plusieurs conseils. Bluffant.

C’est également un roman d’actualité dans les velléités du kidnappeur. Sans en révéler davantage sous peine de spoiler, je dirais juste que les raisons étaient louables. C’est même terrifiant de se dire qu’il pourrait se produire ce genre de choses afin de montrer au monde la terrible vérité.

Enfin, pour conclure, le final nous laisse sans voix et conclu avec brio tout le développement de ce livre. Sebastian Fitzek a de nouveau frappé, de son sabre aiguisé, au cœur d’un livre maîtrisé.
Et d’une fin éprouvante et émouvante, qui m’a laissé quelques larmes dégoulinantes.

Coup de cœur !

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