[Retour sur Saga] – Chucky 5 : Le fils de Chucky de Don Mancini (2004)

Plus j’avance dans la saga Chucky et plus j’ai l’impression de m’enfoncer dans une nullité abyssale… Cinquième long-métrage pour la poupée Chucky, après une incursion dans la comédie horrifique par Ronny Yu. Cette fois-ci, c’est le véritable créateur de la poupée tueuse, au scénario depuis le premier épisode, qui va se charger de la réalisation. Don Mancini avait toutes les cartes en main pour nous offrir une nouvelle plongée dans la mythologie de Chucky et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il décide de continuer dans la même voie que Yu, mais en pire…

Apprenant qu’un film sur les effroyables exploits de ses parents décédés est en train de se tourner, Glen, le fils de Chucky, se rend à Hollywood.
Ayant réussi à ramener ces derniers à la vie, il s’aperçoit vite que sa nouvelle famille est loin d’être aussi chaleureuse qu’il l’avait rêvé…
A la grande horreur du gentil Glen, ses parents se lancent dans une nouvelle série d’exploits macabres. Chucky, lui, ne parvient pas à se faire à l’idée que son fils ne partage pas son goût du meurtre ; quant à Tiffany, elle ne rêve que de croiser le chemin de la star du film, Jennifer Tilly. Chaque rencontre apporte son lot de surprises…

Si La fiancée de Chucky de Ronny Yu avait mis l’accent sur Tiffany, Don Mancini remet Chucky au centre de l’équation. Cette fois-ci le couple le plus affreux du cinéma horrifique grand public se retrouve avec… un enfant sur le dos. Vous l’aurez compris, la comédie prend encore plus l’ascendant sur l’aspect horreur, bien que certaines scènes pourront ravir les amateurs du genre. Tout est décomplexé dans ce Fils de Chucky, que ce soit l’humour toujours aussi cynique, la critique de la cellule familiale, mais aussi celle du showbiz. Tous les ingrédients sont réunis pour faire plaisir aux fans de la saga, mais aussi à celles et ceux qui prennent ce cinquième opus comme il vient. C’est-à-dire une comédie horrifique qui ne vole pas bien haut…
Dans cette histoire, on va suivre le parcours du fils de Chucky et Tiffany qui ne connaît pas sa véritable identité. Il pense juste être un japonais au grand cœur. Dès l’introduction de ce personnage, Don Mancini montre à quel point, il aime le cinéma d’horreur et les classiques du genre, en rendant hommage au premier Halloween de John Carpenter avec cette vue subjective si particulière. Le problème de cette petite poupée, c’est qu’il se cherche une identité et qu’il déteste la violence… Dommage pour lui, surtout quand on a Chucky et Tiffany comme parent. C’est d’ailleurs l’idée de famille qui sera au centre de cette histoire et de la crise de couple que vont connaître nos deux poupées. L’un voulant faire de l’enfant son digne héritier et l’autre voulant lui donner le rôle de petite fille à sa maman. Tout est présent pour représenter la famille moyenne américaine en proie à une crise de famille. On rigole de la situation et le film prend la tournure d’un simple slasher comme on en voyait au début des années 2000. 

Don Mancini semble se faire plaisir sur la réalisation de cet opus, notamment en tournant à Los Angeles pour nous montrer l’envers du décor, comme avait pu le faire Scream 3, Urban Legend 2 ou encore Freddy sort de la nuit, mais sans pour autant entrer dans les poncifs du genre. Le fils de Chucky devient une bonne partie de rigolade où l’on verra Redman se faire défoncer par Chucky ou encore Britney Spears partir dans le décor. Le réalisateur n’hésite pas à multiplier les clins d’oeil au cinéma comme en atteste la reprise de la scène mythique de Shining, de Psychose ou encore en reprenant le nom de Glen ou Glenda basé sur un film d’Ed Wood pour l’identité de l’enfant de Chucky et Tiffany.
Si le mélange comédie et horreur n’est pas toujours bien dosé, en atteste certaines scènes complètement ratées (le combat entre Chucky et son fils à coup d’arts martiaux), d’autres joue parfaitement avec l’idée de malaise qu’inspire l’enfant qui se cherche une identité. Le fils de Chucky arrive, mine de rien, à nous toucher… Enfin, faut-il encore réussir à gratter sous le vernis pour cela. Vous l’aurez compris, certains aspects du film ne sont pas à jeter, mais il faudra tout de même être un bon public pour apprécier ce cinquième opus… Peut-être aurait-il fallu un tout petit peu plus de sérieux pour en faire un long-métrage un peu plus sombre.  Je découvre la saga sur le tard et je commence à comprendre pourquoi je l’avais mise de côté à l’époque. 

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je me suis arrêtée au premier 😉

    Aimé par 1 personne

    1. tomabooks dit :

      Et tu as bien fait ! Enfin à la rigueur, tu aurais pu pousser jusqu’au deuxième qui est intéressant 😬

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      1. 😂 le premier a suffit. J’étais curieuse, j’ai passé un bon moment, on l’a regardé en famille. Mais je préfère les vrais films d’horreur 😉

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      2. tomabooks dit :

        Dans ce cas, tu as bien fait tant les réalisateurs vont un peu trop loin dans le comique…

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