L’espoir fait vivre de Lee Child : un divertissement où l’on pose son cerveau

Il y a des auteurs qui sont parfaits pour une période de confinement. Il y a ceux qui vous font rêver avec un univers magique et fantastique, il y a ceux qui vous font déconnecter du quotidien avec un divertissement où l’on pose son cerveau. Lee Child fait partie de cette deuxième catégorie.

Aujourd’hui, je vous parle de L’espoir fait vivre publié aux Éditions du Seuil et disponible également aux Éditions Points

La 4eme de couverture

À peine arrivé à Despair, Colorado, Jack Reacher est aussitôt arrêté, puis expulsé. Sans explication. Que se passe-t-il donc dans cette ville qui mérite d’être si bien caché ? Un cadavre dans le désert, un mystérieux avion qui décolle chaque soir, des malabars toujours prêts à en découdre, une usine étonnamment bien protégée… Et si Jack le baroudeur se posait quelques jours ?

L’espoir fait vivre : un divertissement où l’on pose son cerveau

Lire L’espoir fait vivre de Lee Child, c’est une drôle d’aventure. On commence la lecture en se disant que ça va être un peu long, parce que l’auteur ne peut s’empêcher de tout décrire et de tout expliquer. Si vous voulez savoir en combien de temps un homme de 120 kg peut parcourir 18km sous un soleil de plomb à une allure de 5,35 km/h, alors ce roman est fait pour vous, sinon passez votre chemin, parce que l’auteur ne s’arrête jamais. Personnellement, si cet aspect m’a quelque peu gêné, je dois dire que j’ai réussi à en faire abstraction assez rapidement, afin d’entrer pleinement dans cette histoire. Lee Child offre un roman assez particulier dans son déroulement et dans son rythme. L’auteur donne parfois l’impression de réanimer son histoire à coup d’électrochoc pour relancer un peu son récit et pour réveiller son lecteur. Est-ce que cela fonctionne ? Oui, bien que l’on replonge dans une sorte léthargie quelques pages plus loin… Mais, ce qui est bizarre, c’est que l’histoire fonctionne tout de même, parce que l’auteur y insuffle une dose de mystère qui éveille notre curiosité, comme celle de son personnage Jack Reacher. Tout est là pour nous donner envie de continuer notre lecture, malgré son rythme décousu. Dans cette histoire, on retrouve un village qui n’aime pas les étrangers, qui n’aime pas que l’on vienne fourrer notre nez dans ses affaires. C’est un village qui ne compte qu’une seule grosse entreprise et dont le directeur contrôle également le reste du village. Il a tout, il donne tout et les villageois se transforment en gardien de la forteresse. Avouez que c’est tentant d’essayer de savoir ce qu’il se cache derrière tout cela.

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C’est ce que Jack Reacher va faire, parce que si on lui dit non avec la manière forte, il ne peut s’empêcher de revenir foutre la merde. Entre jeu du chat et de la souris avec les villageois, scène de castagne dans les rues et course poursuite en voiture, L’espoir fait vivre pourra ravir les amateurs de cinéma d’action. L’auteur fait preuve d’une facilité déconcertante à nous faire entrer dans son histoire et dans ses scènes d’actions. On a l’impression d’y être, de donner et de prendre des coups. Avec son écriture quasi-cinématographique, l’auteur donne un peu de vie à son récit, alors que celui-ci peine dans les autres moments. Le reste n’est pas inintéressant, bien au contraire. On découvre un personnage très humain, avec de belles valeurs et toujours là pour aider ceux qui sont dans le besoin. On prend plaisir à suivre ses rencontres et son début d’amitié avec une policière de l’autre village.
Le truc, c’est qu’au bout d’un moment, on a l’impression d’être en mode pilotage automatique. On tourne les pages, on avance dans l’histoire, mais l’auteur donne la sensation de tourner un peu trop autour du pot, histoire de combler quelques pages supplémentaires, alors que la révélation finale aurait pu apporter une autre dimension à l’ensemble de l’histoire. En finissant ce roman, il y a comme un drôle d’arrière-goût qui vient en bouche et on ne peut qu’être déçu, car L’espoir fait vivre de Lee Child aurait pu être totalement différent, totalement fou et davantage intéressant… Au final, on se rapproche d’un bon divertissement, le genre d’histoire qui te fait oublier un peu ton existence, mais qui se fait oublier sitôt la dernière page tournée.


Voilà, vous l’aurez compris, L’espoir fait vivre de Lee Child est un roman divertissant, mais qui pourra vous décevoir quant aux choix de l’auteur sur son scénario, son final et son rythme assez bizarre. Ce n’est pas vraiment le livre que je vous conseillerai le plus sur ce blog…

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Jack Reacher, c’est divertissant à l’écran mais là je ne suis pas sûre d’adhérer !

    Aimé par 1 personne

    1. tomabooks dit :

      Je confirme que ça fonctionne mieux sur grand écran ! Le style de Lee Child peut paraître lourd à force 😉

      Aimé par 1 personne

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