L’ossuaire de Fiona Cummins : une conclusion parfaite

L’après confinement, c’est le retour en librairie et la sortie en fanfare de certains romans. C’est aussi l’arrivée d’oeuvres qui ne font pas beaucoup de bruit, mais aussi et surtout d’une conclusion parfaite.

Aujourd’hui, je vais vous parler de L’ossuaire de Fiona Cummins disponible aux Éditions Slatkine

La 4eme de couverture

Cela fait cent jours que la petite Clara Foyle, cinq ans, a été enlevée sur le chemin de l’école. Clara est atteinte d’ectrodactylie, une maladie également appelée syndrome des mains en  » pince de crabe « . Le principal suspect, Brian Howley, surnommé  » Le boucher de Bromley « , est toujours en fuite, après avoir échappé à la surveillance de la police.
Jakey Frith, six ans, a aussi été la victime de Howley. Lui souffre du terrible syndrome de  » l’homme de pierre  » : une maladie génétique responsable du dédoublement de ses cartilages. Il a été secouru dans la maison des Howley quelques instants seulement avant que celle-ci ne soit détruite par un incendie. Hélas, malgré la tenacité de l’inspectrice Ella Fitzroy, Clara Foyle demeure introuvable. Une terrible chasse à l’homme commence.

L’ossuaire : une conclusion parfaite

Autant vous le dire tout de suite : j’ai mis du temps à écrire cette chronique. Déjà, parce que je manquais de temps, mais aussi parce que je ne voulais pas faire un retour classique. Je voulais réussir à vous parler avec le cœur. Non pas que je ne le fasse pas habituellement, mais je ressentais le besoin d’en faire plus pour ce nouveau roman de Fiona Cummins.

L’ossuaire est la suite directe du roman Le Collectionneur (2018) qui avait fait une entrée fracassante dans ma vie de lecteur et qui me marque encore aujourd’hui. Ce ne sera peut-être pas un chef d’oeuvre pour certains d’entre vous, mais pour moi ça l’est, parce que j’aimerais retrouver ces aspects dans chacune de mes lectures. Vous l’aurez compris, pour lire ce nouveau roman de Fiona Cummins, il faut lire le précédent (lisez le). On aurait pu être en droit de redouter une suite à ce brillant thriller, mais cette idée explosera en plein vol dès que l’on aura posé les yeux sur les premières lignes de ce roman. L’autrice nous plonge instantanément dans son histoire en revenant tranquillement sur les événements précédents. Quelques pages et l’ambiance parfaite du premier roman revient au galop. On lit, on découvre et on plonge corps et âme dans cette nouvelle chasse à l’homme, si bien que L’ossuaire se termine en quelques heures seulement. 

Ce livre, c’est un peu comme une bouffée d’air frais dans la production actuelle. Fiona Cummins est loin d’être une autrice qui en fait trop, tout en apportant un rythme implacable. Celle-ci sait prendre son temps. Ses mots s’immiscent en nous tout doucement, coulent dans nos veines pour mieux nous agripper. L’atmosphère change et un froid s’installe pour de bon. La plume de l’autrice est saisissante, puisque celle-ci joue à l’équilibriste entre l’envie de mettre en avant une ambiance lugubre, sans pour autant en faire trop. Il n’y a pas beaucoup de sang dans ce roman, mais celui-ci est inutile quand il y a les mots et l’imagination. Il suffit de découvrir les pensées et les actes du Collectionneur pour trembler face à l’horreur d’un homme, d’un fou.

avis sur le roman L'ossuaire de Fiona Cummins éditions Slatkine

Les débuts sont calmes, Fionna Cummins met en place tranquillement ses personnages et ses enjeux. On profite et on savoure l’horreur qui s’offre à nous. On suit les pérégrinations des personnages, qu’ils soient bons ou mauvais, et on plonge dans le jeu machiavélique d’un homme blessé dans son orgueil et ayant tout perdu. Puis, l’accélération se fait ressentir et il est déjà trop tard pour fermer les yeux… Les actions s’enchaînent avec une précision d’horloger et l’effroi n’en est que plus puissant. 

La force de L’ossuaire, c’est aussi de nous plonger dans le quotidien de familles meurtries, d’une part par la maladie d’un enfant, mais aussi par les événements qu’ils ont dû affronter dans le roman précédent. Fionna Cummins évoque des familles détruites de l’intérieur, des personnages en souffrance permanente qui tentent de survivre après la disparition d’êtres chers. L’autrice n’hésite pas à nous enfouir, encore une fois, dans la noirceur du quotidien, de la peur et de la souffrance. Sous ces airs de thriller se cache une véritable machine psychologique qui décortique tous les comportements humains, tous les vices. Ce roman, c’est également une exploration de la filiation, mais aussi de l’héritage que l’on obtient par la douleur….

L’ossuaire, c’est son ambiance, son écriture, son sujet morbide et ses personnages. L’ossuaire est une suite à la hauteur du premier roman. L’ossuaire marque le final d’un diptyque magnifique et inoubliable.


Il est rare que je parle de chef d’oeuvre, mais là je ne peux pas m’en empêcher, tant Fiona Cummins nous offre une duologie tragique, horrible et effroyable. Le Collectionneur et L’ossuaire feront partie de mes meilleurs moments de lecture, de ceux qui m’auront apporté de nombreuses sensations et émotions. Que dire de plus ? À part de vous inciter à découvrir ce diptyque parfait en allant très vite en librairie !

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Tu sembles totalement conquis !

    Aimé par 1 personne

    1. tomabooks dit :

      Je le suis et j’espère que tous les lecteurs le seront par la suite 😍

      Aimé par 1 personne

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