Le monstre du train de Roger Spottiswoode (1980)

Vous aimez les slashers au cadre resserré ? Vous appréciez ressentir une sensation oppressante durant vos visionnages ? Alors, Le monstre du train ou Terror Train est fait pour vous. 

Lors d’une célébration de fin d’année, un groupe d’étudiants organise une fête costumée à bord d’un train. Partant en pleine nuit au creux de l’hiver, il se révèle assez vite qu’un tueur s’y est glissé et commence à étriper des personnes bien ciblées. Une mauvaise blague effectuée sur un étudiant 3 ans auparavant serait-elle à l’origine du massacre ?

Halloween, La nuit des masques débarque en salle et le raz-de-marée du slasher déferle dans le monde du cinéma. Alors que personne ne prédisait un tel succès, certaines sociétés de productions ont eu le nez fin et se sont lancées immédiatement dans la confection de longs-métrages surfant sur cette vague horrifique. C’est ainsi que la Paramount nous offre une vision plus rentre dedans avec le premier Vendredi 13 et c’est également comme cela que la 20th Century Fox décide d’avoir aussi une part du gâteau en produisant Terror Train.
Il est indéniable que ce long-métrage de Roger Spottiswoode fait sens dans cette course au succès, bien que celui-ci n’aura pas marqué l’histoire du cinéma d’horreur. Pourtant, Le Monstre du train a de quoi se démarquer de ses concurrents et je vais vous dire pourquoi.

Partant d’un scénario classique d’un slasher : une farce qui tourne mal, une envie de vengeance et la révélation finale, Le monstre du train de Roger Spottiswoode s’inspire du “Whodunit” pour nous offrir un film subtil, de grande qualité et atmosphérique. Ne vous attendez pas à un slasher qui va vite, voire trop vite, celui-ci prend son temps pour mettre en place une ambiance assez sombre, proche d’une scène de théâtre. Tout cela est en parti dû au choix de filmer cette histoire dans un train aux couloirs exigus et sombres. Il se passe quelque chose de magique dans ce choix, car on sait pertinemment que les passagers n’ont aucun moyen de fuir l’inévitable. L’aspect resserré des cadres apporte une espèce de claustrophobie sous-jacente qui ne nous quittera pas tout au long de ce récit.
C’est dans un véritable train fantôme que nous embarque Roger Spottiswoode et celui-ci va jouer avec son trajet macabre pour nous prendre dans son piège. Les voyageurs sont masqués, le tueur change de masque constamment, si bien que tout le monde devient une menace potentielle pour notre Scream Queens, Jamie Lee Curtis

Pure produit marketing, Le monstre du train réussi le pari de se démarquer, d’offrir quelque chose de singulier au rythme lancinant d’un train à vapeur. Soyez-en sûr, Roger Spottiswoode nous offre l’un des meilleurs représentant de cette vague post Halloween de slasher. 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. princecranoir dit :

    Complètement d’accord avec ta critique. Terror Train est un excellent slasher de la grande époque, qui porte également la marque jaune du Giallo italien dans son atmosphère étriquée. Ticket frisson garanti

    Aimé par 1 personne

    1. tomabooks dit :

      C’est typiquement le genre de slasher plus intelligent qu’il n’en a l’air et qui est passé à la trappe face à des franchises plus lucratives

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s