Wolf Creek de Greg McLean (2005)

Vous êtes à la recherche d’un film qui s’inspire ouvertement de Massacre à la tronçonneuse ? Vous aimez l’horreur réaliste et vous voulez voyager un peu ? Ne cherchez plus, c’est Wolf Creek de Greg McLean qu’il vous faut. 

Trois jeunes randonneurs partent pour trois semaines de trekking dans le désert australien. Ils en profitent pour aller admirer Wolf Creek, un cratère causé par un météorite vieux de plusieurs milliers d’années. Cette nuit-là, ils retrouvent leur voiture en panne. Lorsque un autochtone leur propose de l’aide, ils se croient sauvés. Pourtant, le vrai cauchemar commence…

Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, mais peut-être que vous n’allez pas aimer ce film. Peut-être que vous allez lui trouver tous les défauts du monde. Peut-être que la comparaison avec Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper sera trop évidente et que Wolf Creek est le genre de film vu et revu depuis des années. Vous auriez en partie raison, mais ce long-métrage de Greg McLean dispose d’un capital sympathie bien à lui et je vais vous dire pourquoi.
Une fois n’est pas coutume, le cinéma de genre prend exemple sur la réalité et le réalisateur nous indique d’emblée le nombre de disparitions inquiétantes dans son pays et le taux d’affaire non élucidé. Notre envie en prend un coup et on se rend vite compte qu’une sueur froide désagréable nous coule dans le creux du dos… Alors que l’on s’attend à un film de genre qui va vouloir aller trop vite, Greg McLean surprend par son rythme lancinant qui va durer pendant une bonne quarantaine de minutes. On suit un groupe de trois touristes qui décident de partir faire un trek dans le désert australien, tout en faisant une halte pour admirer le cratère de Wolf Creek. Il va falloir s’accrocher dans cette première partie, car le réalisateur ne lésine pas sur l’utilisation d’une caméra épaule, proche documentaire, pour être au plus près de ses personnages. Le cinéaste nous donne la possibilité de faire partie du groupe, de les apprécier, de s’identifier et donc de se préparer au pire…

Puis, il y a un moment de bascule et tout part en vrille. L’Australie n’est plus si belle dans le désert profond. Celle-ci devient sombre, inquiétante, dangereuse, immense et poisseuse. Le réalisme de Greg McLean s’intensifie et nous plonge dans un film de genre hargneux, difficile à subir, entre le slasher et le survival. Wolf Creek s’avère peu original dans l’ensemble, mais l’emballage est net, précis, sans bavure et fait avec une férocité qui fait plaisir à voir. Le réalisateur offre la part belle à chacun de ses personnages, mettant ainsi en exergue une population qui ne s’écoute plus, qui vit dans l’indifférence de l’autre, sur un individualisme qui prend le pas sur l’entraide. La terreur devient alors bien plus psychologique qu’autre chose, bien que le réalisateur ne se prive pas de mettre en image quelques sévices physiques qui marquent la rétine. 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. princecranoir dit :

    Personnellement, il ne m’a pas déçu, bien au contraire. Il n’est pas le seul à marcher dans les pas de Leatherface, mais il faut reconnaître que McLean s’en sort parmi les meilleurs. Il a un sens très pervers de la montée de l’angoisse. Suffisamment traumatisant pour que j’hésite à me le reprogrammer.

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    1. tomabooks dit :

      Il ne faut pas hésiter à se remettre quelques pépites australienne sous les yeux.

      Aimé par 1 personne

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